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Sentiment 26, Gemma Malley

Présentation de l’éditeur

Tous les sentiments ont été bannis de la Cité, la haine comme l’amour. Ses habitants ont subi une lobotomie afin de garantir la paix. Étiquetés de A, Admirable, à D, Déviant, ils vivent dans une harmonie artificielle.

Pourtant Evie, 16 ans, aime Raffy en secret depuis toujours. Et lorsque le Système ordonne de l’expulser sur les terres des Maudits, elle décide de fuir avec lui. Mais au-delà des murs de la Cité se dresse le plus grand mystère qui soit. Quand on sort du Système, nul ne sait ce qu’il advient de vous…

 

Un changement d’étiquette n’est ni triste ni gai, c’est juste un fait, un fait que l’on provoque soi-même.

Livre des Sentiments 1:26

L’auteur

Gemma Malley est une écrivain anglaise qui est connue pour sa trilogie pour ados et jeunes adultes La déclaration, paru en en 2007. Pour en savoir plus sur l’auteure et ses projets, laissez-vous guider par son site.

Le livre

Éditions Michel Lafon.

Format broché publié le 12 avril 2012, 360 pages.

Je regrette la couverture originale, celle-ci accentuant mon sentiment vis-à-vis du livre.

Mon avis

Je remercie Camille des éditions Michel Lafon qui m’a permis d’enfin connaître cette auteure dont je n’entends que du bien depuis longtemps.

Le livre avait tout pour me plaire : la dystopie est très à l’honneur en ce moment et c’est un genre que j’apprécie beaucoup, le bannissement de tous les sentiments, un amour secret… et oui bien que ce sont des thèmes assez récurent dans la littérature du moment, je ne m’en lasse pas ! Mais voilà, je ressors assez mitigée de cette lecture, un sentiment de malaise durant la première partie de l’histoire m’a gênée pour vraiment apprécier cette partie.

Durant la première partie, l’auteure nous expose de façon très précise et très réaliste l’univers dans lequel Evie, notre héroïne, vit depuis qu’elle est née.  Une Cité dirigée par un guide suprême suite à des événements passés appelés « Les horreurs » et qui pour y vivre, chaque habitant doit subir le Nouveau Baptême (une opération consistant à enlever une partie du cerveau, l’amygdale, qui serait responsable des sentiments des personnes, sentiments qui sont soient bons, soient mauvais). Ces habitants sont ensuite étiquetés afin de garantir la sérénité de la Cité et doivent participer chaque semaine au grand rassemblement. Evie, une B, se sent être une mauvaise personne à cause de ses rêves étranges qu’elle fait. En effet, plus personne n’est censé rêver. Bien que le récit soit écrit à la troisième personne du singulier, on ressent les tourments d’Evie sur son identité. Elle est persuadée d’être quelqu’un de mauvais, d’autant plus de sa relation secrète avec Raffy, un D.

Voilà toute la première partie est accès sur les questions d’Evie, sa relation avec Raffy et sur le fonctionnement de la cité. J’ai vraiment apprécier que l’univers soit si bien décrit, mais c’est ce qui, je pense, a approfondi mon sentiment de malaise, de gène. Car tout au long de cette partie, j’ai vraiment trouvée la société très sectaire et c’est ce qui m’a posé  un problème.  Et maintenant, quand je regarde la couverture, je ressens encore cette gène en voyant cette jeune fille vêtue d’une tunique blanche immaculée. Pour finir sur cette partie, j’ai eu beaucoup de mal à lire le passage sur le rassemblement, où la population est comme en transe face au guide suprême. Voilà c’est assez dur de trouver les mots pour vraiment expliquer ce que j’ai ressenti durant cette partie, mais je pense que c’est ce qu’à voulu l’auteure, nous plonger au cœur de cette société absurde.

Passons maintenant à la seconde partie, celle que j’ai vraiment appréciée, où l’action est prédominante. J’ai trouvé cette partie beaucoup plus rythmée que la première, on ressent vraiment une cassure dans le récit où, après avoir posé les bases de l’intrigue, tout s’enchaine très/trop vite. On apprend énormément de choses sur le passé de chacun ainsi que sur la cité. Des personnages secondaires font leur apparition et j’aurai aimé en apprendre d’avantage sur eux. Mais il s’agit d’un premier tome, j’espère donc que la suite apportera mes espérances !

En conclusion ma note

Malgré le malaise de la première partie, j’ai vraiment apprécié cette lecture qui nous fait prendre conscience encore une fois, de ce que pourrai être la folie humaine si on laissait faire les choses.

Petits plus

Le trailer du livre pour vous laisser convaincre malgré mon avis mitigé !
[youtube http://www.youtube.com/watch?v=6CnAkMoT010]
Livre lu dans le cadre du challenge

6/24.

Mais c’est à toi que je pense, Gary A.Braunbeck

Présentation de l’éditeur:

Pour Thomas, Arnold, Rebecca et Christopher, c’est la fin du supplice. Ils viennent d’échapper à leur tortionnaire, un tueur en série pédophile qui les séquestrait depuis des années. Mais une nouvelle épreuve les attend: et si on les avait oubliés? et si on ne les aimait plus? Horriblement défigurés et mutilés, ils ont besoin d’un adulte pour les ramener à leurs parents, que certains n’ont pas vus depuis dix ans… et ils ont choisi Mark.

Mon avis:

Ce livre est vraiment à lire. L’histoire de ces enfants est épouvantable, peu de personnes ont souffert moralement et physiquement à ce point là.

Mark, est un homme très sarcastique. On découvre ce livre à travers ses yeux et ses pensées. Juste avant sa rencontre avec les enfants, le récit est assez comique (environ les 30 premières pages). Cependant, il tombe en panne sur une route peu fréquentée et va être enlevé par 4 enfants… De là, commence leur histoire, mais je ne peux pas en dire plus sans dévoiler le livre.

Les enfants vont raconter leur histoire à Mark. Ce récit est très dur, car l’écrivain ne nous épargne pas en détails sordides. J’ai eu un grand sentiment de malaise à la lecture de ce livre mais malgré tout, il me fallait absolument le finir.

Ces enfants ont eu un réel courage durant toutes ces années, et encore, le mot courage reste faible pour eux. Malgré, tout, ils restent des enfants, bien que ce malheur les ai fait grandir trop vite.

On ressent beaucoup leur peur de l’oubli: et si mes parents m’avaient oublié? Et si ils ne me reconnaissaient pas?

Ce livre nous montre aussi l’égoïsme de la société. Non, ce n’est pas de l’égoïsme mais seulement, nous ne regardons pas assez ce qui nous entoure. Car tout le long du récit, on nous parle beaucoup de ces affiches d’enfants enlevés placardés un peu partout. Nous les regardons bien sûr, mais est-ce-qu’on les voit réellement? Peut être vont-elles rester dans nos mémoire un temps, mais au bout de quelques jours, on les aura oubliées.

Je regrette une seule chose dans ce livre, c’est qu’on ne sache pas comment va être leur vie après. Vont-ils arriver à surmonter ce traumatisme?

Encore une fois, je conseille vivement ce livre, une fois qu’on l’a ouvert, on ne peut plus le lâcher et je pense, qu’on ne regardera plus les petites affiches comme avant.

Livre lu dans le cadre du Summer Pal challenge : 6/33.