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Rose et la maison du magicien, Holly Webb

Présentation de l’éditeur :

Rose quitte son orphelinat pour travailler au service du célèbre magicien, Mr Fountain. Une drôle de vie commence : formules, potions, mais surtout, une maison dans laquelle il se passe des choses étranges. Un jour Rose réalise qu’elle n’est pas une petite fille comme les autres et qu’elle aussi, maîtrise la magie… Alors quand des orphelins disparaissent mystérieusement, Rose n’hésite pas à se servir de ses pouvoirs…

 

L’auteur :

Holly Webb est une auteure anglaise de livres pour enfants. Avant de se lancer dans l’écriture, elle était rédactrice en chef de fictions pour enfants. Sa série Rose compte quatre romans. Une nouvelle série « Lily » vient de voir le jour avec pour le moment, deux tomes, j’espère qu’elle sera vite publiée en France.

 

Le livre :

Editions Flammarion – 339 pages.

Une couverture très jolie, toute pétillante avec ce rose et ces petites étoiles en or. Une petite fille mystérieuse en tablier faisant briller quelque chose dans sa main…

 

Mon avis :

Je voyais très souvent ce livre dans les rayons des librairies (avec ce rose impossible de passer à côté) mais j’avais peur de tenter le pas et de le trouver trop jeunesse, vraiment pour les plus jeunes. Quand Babelio a lancé sa nouvelle opération Masse critique, j’ai sauté sur l’occasion ! Je remercie donc Babelio et Flammarion pour ce partenariat.

Je ne vais pas vous le cacher plus longtemps : j’ai adoré ce premier tome de cette série anglaise qui compte 4 livres. Les ingrédients de ce petit bijou ? Une écriture élégante, une héroïne débrouillarde et vive, un récit à l’époque du 19ème siècle en Angleterre et bien sûr la magie !

Dès les premières lignes du livre, avec la description de l’orphelinat enfin je devrais dire la description du foyer pour jeunes filles de St Bridget, j’ai tout de suite pensé à Princesse Sarah, ce dessin animé qui a bercé toute mon enfance, qui me faisait rire et tout de suite après pleurer ! C’est ce que j’ai vraiment ressenti au tout début, avec la description des orphelinats très caractéristiques de cette période de l’Angleterre, qui dictent aux jeunes filles comment devenir de vraies petites ménagères et femmes de chambre. C’est dans ce décors que Rose à vécut les dix premières années de sa vie, jusqu’à ce que Miss Lockwood, la gouvernante de Mr Fountain vienne l’embaucher.

Du haut de ses dix petites années, Rose est mûre pour son âge, bien qu’elle ne sache pas vraiment comment est la vie à l’extérieur de l’orphelinat. Dans son nouvel environnement, Rose va devoir travailler dur, mais elle va aussi beaucoup apprendre sur la vie et sur elle-même. Une maison et un maître énigmatiques, un apprenti magicien arrogant et une fillette capricieuse vont être les nouveaux personnages du monde de Rose. Rose qui ne va pas hésiter un seul instant à essayer de sauver ses anciennes partenaires de l’orphelinat contre un mal incarné en une éblouissante femme.

La magie est très présente et j’ai beaucoup aimé le fait que la magie est ici pour aider les autres et non pas pour amuser la galerie. D’ailleurs, la magie est quelque chose de précieux et très cher, que seule une certaine classe sociale peut utiliser.

 

En conclusion, ma note

Un livre jeunesse, mais qui plaira aussi aux adultes grâce à l’écriture de l’auteur et à la fraicheur de Rose. Un premier tome à dévorer comme je l’ai fait et à ne pas hésiter à se procurer les prochains !

 

Petits plus

Le second tome : Rose et la princesse disparue, est disponible depuis le 2 novembre 2011.

Le troisième tome : Rose et le masque vénitien, sortira le 4 avril 2012.

Livre lu dans le cadre du challenge  2/24.

Quand souffle le vent du nord, Daniel Glattauer

Présentation de l’éditeur:

 » Un homme et une femme. Ils ne se connaissent pas mais échangent des mails. Jusqu’à devenir accros. Jusqu’à ne plus pouvoir se passer l’un de l’autre, sans se rencontrer pour autant…

Savoureuse et captivante, cette comédie de mœurs explore avec finesse et humour la naissance du sentiment amoureux. « 

L’auteur :

Premier livre : Theo und der Rest der Welt (Théo et le reste du monde), non publié en français.

Dernier livre paru : La septième vague (suite de «Quand souffle le vent du nord ») aux éditions Grasset.

Mon avis :

Je commence tout d’abord cet avis par remercier Sofia, qui sans elle, je n’aurai pu lire ce livre. En effet, c’est un roman que je voyais beaucoup ces derniers temps, mais je n’avais jamais été tenté ; jusqu’à ce que Sofia, le propose en livre voyageur.

Nous voilà plongé dans un roman épistolaire sous une forme assez spéciale : non pas un échange de lettres, mais un échange de mails entre deux protagonistes : Emmi et Léo.

Deux personnes qui ne se connaissent pas, mais qui par un heureux hasard, vont commencer à correspondre. Un réel jeu de séduction va alors se créer entre les deux.

Ce roman sous forme de mails nous permet d’avoir vraiment accès à leurs sentiments. Deux sortent de mails se côtoient dans ce livre : des mails très profonds, très recherchés, qui mettent du temps à arriver ; en parallèle avec des mails rapides, instantanés où la personne va dire ce qu’il lui passe par la tête à ce moment précis, sans penser aux conséquences que cela va avoir.

Il ne faut pas s’attendre à une vraie histoire. Je veux dire par là, qu’il ne se passe pas grand-chose dans le roman. Mais voilà, la plume de l’auteur et le jeu de séduction nous embarque dans cette série de mails comme si nous étions les protagonistes, ce qui nous empêche de reposer le livre !

Finalement, l’auteur aborde un thème commun à chacun d’entre nous : sortir de la routine et être au centre de l’attention de quelqu’un de nouveau dans notre vie.

La fin, je ne m’attendais vraiment pas à ça, mais finalement, elle est très bien trouvée et colle parfaitement au style du livre et de Léo et Emmi.

En conclusion, ma note


Un roman agréable, des mots justes pour exprimer les sentiments de chacun, un style qui nous fait lire ce petit roman d’une traite !

Quelques citations:

P29 : «  Oui, nous nous amusons à éveiller la curiosité de l’autre, et à l’attiser en refusant de la sastisfaire. Nous essayons de lire entre les lignes, entre les mots, presque entre les lettres. Nous nous efforçons de nous faire de l’autre une idée juste. Et en même temps, nous sommes bien déterminés à ne rien révéler d’essentiel sur nous-mêmes. »

P31 : « Elle s’appelait Marlene. Il y a trois mois, j’aurai écrit : elle s’appelle Marlene. A présent, elle s’appelait. Après cinq années de présent sans futur, j’ai enfin trouvé l’imparfait. »

P187 : «  Chère Emmi, êtes-vous à la fenêtre ? Sinistre, non ? Pour moi, la grêle est comme un souffle de fin du monde. Un étrange voile ocre recouvre le ciel, il est masqué tout d’un coup par un rideau gris, et, à une vitesse incroyable, ces petits cailloux blancs crépitent par millier le sol. »

Le pacte des vierges, Vanessa Schneider

Présentation de l’éditeur :

2008, Gloucester, États-Unis. Dix-sept jeunes filles d’un même lycée tombent enceintes en même temps. Stupeur dans la ville. La rumeur publique fait état d’un pacte. Les gamines se seraient concertées pour faire et élever leurs enfants ensemble. Qu’en est-il exactement ?
À une journaliste venue enquêter sur l’événement, quatre d’entre elles se racontent.
Il y a Lana, la meneuse, dont le père a disparu un jour, la laissant seule avec une mère devenue mutique, abrutie de médicaments, d’alcool et de télévision. Placée un temps dans un foyer, elle y a rencontré Cindy dont la mère a quitté le domicile pour s’enfuir avec le plombier et que sa tante a ensuite recueillie. Il y a Sue, coincée entre ses parents puritains et bien-pensants, et Kylie, qui partage la passion de sa mère pour Kylie Minogue et enchaîne les concours de Mini-Miss depuis toute petite.
Leurs voix se succèdent pour évoquer le « groupe », leurs relations, le mystère de leur grossesse multiple et ce pacte, qui leur permet d’échapper au quotidien d’une ville portuaire où le chômage et ses conséquences déciment les familles et laissent peu de place à un avenir meilleur.
À travers la narration croisée de ces quatre vies d’adolescentes, à travers le récit de leur enfance et de leurs blessures, de leurs espoirs et de leurs bonheurs, Vanessa Schneider nous raconte avec tendresse et non sans humour une certaine société américaine entre désoeuvrement, rêves et réalité.

L’auteur :



Premier livre : La déprime des politiques (éditions Seuil)

Dernier livre paru : Tâche de ne pas devenir folle (éditions Stock)

A paraitre : Le pacte des vierges (éditions Stock)

Mon avis :

Je tiens tout d’abord à remercier Libfly et les éditions Stock, qui m’ont permis de lire ce livre en avant première grâce à l’opération Livre de la rentrée littéraire 2011 avec le Furet du Nord.

J’ai beaucoup apprécié la lecture de ce livre, mais je dois dire qu’en le refermant, je me suis posée beaucoup de questions !

Nous voici donc plongés dans la petite ville portuaire de Gloucester aux Etats-Unis, petite ville paisible qui jusqu’ici n’avait connu qu’un seul grand événement : celui du tournage du film En pleine tempête, avec Georges Clooney !

Mais voilà, quand plusieurs adolescentes tombent enceintes les unes après les autres pour arriver au chiffre 17, la communauté commence à se poser beaucoup de questions. Car une chose est sûr, ce n’est pas une coïncidence.

Mais voilà, les jeunes filles décident de se tairent et de laisser courir les commérages.

Jusqu’au jour où quatre des jeunes filles vont se confiées à une journaliste.

Nous suivons alternativement, le récit de ces jeunes filles, de se qu’elles souhaitent raconter et seulement ce qu’elles souhaitent, en nous précisant bien entendu qu’elles peuvent aussi nous dire des mensonges !

J’ai beaucoup aimé l’écriture, on dirait qu’un dictaphone a été posé et qu’on suit en direct le récit de leurs vies. C’est écrit très simplement, avec le ton des adolescentes : parfois très cru, parfois rebelle et parfois très attendrissant. L’auteur a su vraiment se mettre dans la peau de ces jeunes filles pour nous conter leur histoire à leur manière.

Par delà leurs récits, nous suivons aussi le rythme de cette petite ville portuaire où finalement il se passe très peu de choses et où la seule distraction sont les commérages à tout va.

Nous suivons également les craintes, parfois même les regrets de ces jeunes filles, qui bien qu’elles aient voulu ces grossesses, redoutent un peu le moment fatidique. Elles sont encore des enfants et cela se ressent bien. Par contre, ne vous attendez pas à en savoir plus sur leur acte, ça c’est un secret bien gardé !!!

A travers ce livre, on a un regard sur cette Amérique de la classe moyenne, qui a du mal à joindre les deux bouts et est confrontée à beaucoup de choses. Chacune de ces filles à son histoire, son enfance plus ou moins difficile qui pourrait peut être expliquer leur acte. Vouloir sortir de leur routine ? Vouloir rendre leur vie un peu plus mouvementée ? Ou tout simplement vouloir donner leur trop plein d’amour qu’elles même n’ont jamais pu avoir ?

Comme je l’ai dit plus haut, beaucoup de questions autour de ce livre !

Tout d’abord, après quelques recherches, j’ai découvert que ce fait divers a vraiment existé. Ma grande question est donc : l’auteur s’est-t-elle servit de ce fait pour inventer cette histoire, ou bien c’est-elle servie des vraies histoires des protagonistes ? Ou encore, est-ce que la journaliste du livre, pourrai être Vanessa Schneider en personne, et ce livre serait donc le vrai témoignage de 4 filles parmi les 17 ???

J’espère que mes questions s’éclaireront à la sortie du livre !

Toujours est-il que si je me suis posée toutes ces questions, c’est tout simplement parce que le livre est vraiment très bien écrit, on se croirait vraiment à la place de cette journaliste, en train de recueillir nous même les propos de ces jeunes filles.

En conclusion, ma note :

Une très bonne découverte, un livre poignant, très touchant, parfaitement bien écrit. L’auteur a su vraiment retranscrire les émotions de ces jeunes filles, bientôt mamans, mais qui ne sont encore que des enfants.

Quelques citations :

P10 : « Je vous préviens, je raconterai ce que je veux, je ne dirais pas la vérité, toute la vérité comme ils disent dans les séries télé. Il faut accepter le deal. C’est ça ou rien. Et n’essayer pas de nous monter les unes contre les autres. Si les filles vous voient, c’est parce que je l’ai décidé. A la moindre embrouille, on arrête tout. Compris ? Et c’est pas la peine de me regarder comme ça. »

P35 : « Heureusement, cette histoire de foyer n’a pas duré longtemps car, comme dit ma mère : en Amérique, ceux qui sont dans la merde n’ont pas d’autre choix que de se débrouiller tout seuls. Jamais l’Etat ne pate longtemps pour toi. »

Livre lu dans le cadre : 1/7