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Pour toi je décrocherai la lune, Gregory Hugues

Pour toi je décrocherai la lune

Présentation de l’éditeur

A la mort de leur père, Bob, douze ans, et sa sœur Marie-Claire, dix ans, se retrouvent sans famille. Pour échapper à l’orphelinat, ils s’enfuient à New York, où ils espèrent être adoptés par un oncle qu’ils n’ont jamais vu. Les voici bientôt à Manhattan, livrés à eux-mêmes. Commence alors une aventure extraordinaire, pleine de rebondissements et de personnages étonnants, comme seuls les enfants savent en inventer. Car Bob et Marie-Claire possèdent un pouvoir fabuleux : celui de se faire des amis, même au cœur de la nuit !

Un périple incroyable conduit par une fillette qu’on n’est pas près d’oublier.

Drôle, libre, bouleversant d’humanité.

L’auteur

Après une adolescence chaotique (et quelques années en centre de détention), Gregory Hughes, né à Liverpool, a entrepris de voyager à travers le monde. Scaphandrier au Canada, employé d’une compagnie de Ferry à Manhattan, cuisinier en Norvège, il a posé ses valises en Islande pour écrire son premier roman, Pour toi je décrocherai la Lune. (source : Seuil)

Pour toi je décrocherai la lune est son premier roman.

Le livre

Editions Seuil – Paru le 10/01/2013

Format broché – 384 pages

Illustration par Olivier Balez

J’aime beaucoup la couverture, elle est toute simple mais montre l’essentiel : deux enfants sur un immeuble regardant la lune. Dessin qui est simple mais très beau.

Mon avis

Pour toi je décrocherai la lune est un roman particulier sur deux enfants particuliers qui vont vivre une aventure particulière et faire la rencontre de personnes particulières. Pas un coup de cœur, mais presque, je vais essayer au mieux de vous retranscrire mon avis sur ce merveilleux livre. Celui-ci est raconté par Bob quelques années plus tard après ces événements. Ecrit donc à la manière d’un enfant et particulièrement bien écrit car ce n’est pas toujours évident pour un auteur de se mettre à la place d’un enfant, mais Gregory Hugues a réussi ce pari.

Tout commence par notre rencontre de Bob et Marie-Claire à Winnipeg, la capitale de la province du Manitoba au Canada. Nous découvrons leur petite vie en compagnie de leur père et de tous leurs amis et nous commençons à découvrir les deux personnalités assez contraires des deux enfants. Marie-Claire dit “Le Rat” est une petite attachante un peu spéciale, qui vit les choses à fond, possède un don car elle peut ressentir à l’avance ce qu’il va se passer, veut devenir actrice et entretien une relation fusionnelle avec son père. Bob quand à lui est plus terre à terre. Poète à ses heures perdues, c’est un garçon qui n’ose pas montrer ses sentiments au contraire de sa sœur. Il admire et adore son père ainsi que sa petite sœur mais n’arrive pas à les comprendre. Tout va basculer à la mort de leur père, puisque les deux enfants décident de partir à New-York seuls dans l’espoir de retrouver leur oncle pour ne pas être séparés dans des familles d’accueil.

Bien que j’ai apprécié découvrir l’univers des enfants avant leur périple, j’ai trouvé que le livre prenait du temps à commencer, car pour moi, celui-ci commence vraiment avec leur road-trip. Armés de sac-à-dos et de vélos, ils prennent la route pour New-York où ils vont faire la connaissance de personnes aussi hétéroclites les unes des autres : arnaqueur, trafiquant et rappeur. Malfrats en tout genre qui vont se révéler avoir bon cœur et vont les aider dans leur folle quête de leur oncle à travers tout New-York en commençant par Le Bronx!

On a peur pour ses enfants où tout peut leur arriver puisqu’ils sont livrés à eux-même dans la rue. Marie-Claire voit très peu le danger. Elle n’hésite pas à se lier d’amitié avec beaucoup de monde grâce à son don qui la prémunie. Bob lui a vraiment peur mais ne le montre pas car celui-ci doit protéger coûte que coûte sa petite sœur. Cependant, on a parfois l’impression, surtout dans les paroles, que c’est Marie-Claire qui protège son frère grâce à ses paroles réconfortantes.

Alors oui, on peut dire que ce qu’il leur arrive est vraiment de pure fiction, que jamais deux enfants pourraient vivre et s’en sortir selon le contexte de l’histoire, que les gens ne sont pas aussi bons et prêts à aider dans la vraie vie. Mais justement, il s’agit avant tout d’une fiction, d’un conte de fées des temps modernes où la fin nous ramène à la réalité brute de la vraie vie. Une fin qui m’a surprise tant je ne l’ai pas vue venir.

En conclusion, ma note

5

Malgré un début long, une magnifique découverte que ce soit pour les personnages que pour l’histoire ainsi que pour la plume de l’auteur. Je recommande fortement ce livre qui nous interdit de le poser une fois commencé. Les aventures de Marie-Claire et de Bob me hanterons encore pendant un moment.

Quelques citations

P94 : “- Si, je le sais. Tu vois, Bob, quand tu meurs, ton esprit quitte ton corps et il se dirige vers les cieux. Il vole autour des différents systèmes solaires et des galaxies, à plusieurs fois la vitesse de la lumière, visitant des mondes qu’on ne pourrait même pas imaginer. Etre mort, c’est ton billet pour les étoiles, mais il faut mourir pour y arriver. Jusqu’à ce que cela arrive, on ne peut qu’en rêver.

Elle me regarda, ses yeux luisants dans l’obscurité.

- Je sais que tu penses que je suis folle, Bob. Mais je ne te mentirai pas. Pas sur ce sujet.

Elle regarda les étoiles.

- Est-ce que tu peux imaginer Maman retrouvant P’pa après toutes ses années? Je te parie qu’un ange le lui a amené. Et maintenant, elle lui fait faire le tour de la Voie Lactée et il chante pour elle comme Frank Sinatra. Il est heureux, et je suis heureuse pour lui.”

Le Rat disait parfois de vraies âneries, mais là, ce n’en était pas. Je ne croyais pas vraiment à ce qu’elle avait dit. Mais, comme un enfant à qui on lit un conte, je me sentais mieux rien que de l’écouter.”

P114: “La plupart des navires avaient un drapeau canadien qui flottait au-dessus d’eux. J’aime notre drapeau canadien. C’est juste une feuille d’érable, rien de bien excitant en soi. Mais il représente plus qu’un arbre commun à l’ensemble de notre pays. Il représente le fait  d’être ancré à la terre et vrai comme l’arbre lui-même. Et il symbolise la modestie et la compassion, qui sont des traits communs aux Canadiens. Du moins est-ce qu’il signifie pour moi. Je suis sûr que la plupart des gens se soucient de leur pays, mais le Canada est spécial. C’est comme l’Amérique, sans les armées ni l’arrogance.”

P224 : “Vous savez, les enfants, le rap a été décrit comme la poésie des temps modernes. Mais ce n’est de la poésie que quand c’est bien écrit. N(importe quel electro beat va faire que les frangins vont sauter sur la piste de danse. Mais seuls les mots dureront dans les mémoires. Quand j’écris une bonne phrase, je deviens nerveux: c’est comme si je tenais une main de poker gagnante. Et quand j’écris une bonne chanson, je ne peux pas dormir. J’ai montré le meilleur de mon boulot à ma maison de disques. Mais il n’y a que le gangsta rap -  le rap façon gangster – qui les intéresse, et plus y a de gens qui se font butter, mieux c’est. J’ai toujours rêvé de devenir un grand artiste. Ecrire des mots qui émeuvent les gens comme Langston Hughes!

- Accroche-toi bien à tes rêves, car si les rêves meurent, la vie est un oiseau aux ailes brisées qui ne peut pas voler, déclamai-je.”

Petits plus

Je tiens à remercier l’opération masse critique de Babelio et les éditions Seuil de m’avoir permis de lire ce petit bijou.

L’héritage des Darcer, tome 3 : la relève, Marie Caillet

L'héritage des darcer t3

 

Présentation de l’éditeur

Renversée depuis des années par une terrible dictature, la dynastie des Darcer n’a qu’une seule descendante : Mydria. Pour chasser le roi usurpateur, celle-ci ne dispose que de son Don d’ailes, un mystérieux pouvoir capable de la métamorphoser en papillon…

Le royaume d’Edrilion est plus que jamais en danger. Le Sanreth, le roi bâtard, s’est emparé du trône, et dans son ombre travaillent la sournoise reine de la Déléane et ses terrifiantes Chimères. Pour Mydria, seule héritière légitime de la Couronne, il est temps de se révéler au grand jour et de reprendre le pouvoir. Elle s’efforce alors de créer de nouvelles alliances pour déclencher une guerre souterraine. Aidée de son amant Orest, d’Allian l’espion et de Kebren la traqueuse aux pattes de velours, elle tente de gagner l’appui des Fauconniers et de réunir une armée. Mais il faut frapper vite, car les Chimères se déploient dans tout le pays à sa recherche. Mydria doit tout faire pour récupérer son royaume, libérer ses sujets de l’oppresseur et sauver son unique espoir : l’enfant qu’elle attend en secret. Le dernier des Darcer…

L’auteur

marie-caillet

Très jeune auteure, puisque ce premier tome fut écrit à l’âge de 18 ans lorsqu’elle remporta le concours du nouvel auteur jeunesse.

Le premier tome de cette trilogie est paru le 14/10/2010, vous pouvez lire mon avis ici.
Le second tome , Allégeance, est paru le 01/12/2011, vous pouvez lire mon avis ici.
Le dernier tome , La relève, est paru le 03/01/2013

N’hésitez pas à vous rendre sur le blog de l’auteure : http://mariecaillet.20minutes-blogs.fr/

Le livre

Editions Michel Lafon.
Format broché paru le 03/01/2013 – 370 pages.
Une couverture très jolie pour ce dernier tome bien que j’ai préféré celles des deux premiers tomes.

Mon avis

Quel plaisir de retrouver My et ses compagnons mais quel pincement au cœur de savoir qu’on est en train de lire le dernier tome de leurs aventures! Et pas d’inquiétude, aucun spoiler dans cet avis!

Mon avis ne va pas diverger par rapport aux précédents : j’apprécie toujours la plume de Marie Caillet qui, toute en finesse, nous dresse un univers magnifique d’Edrilion et de ses environs, nous offre un panel de personnages ayant chacun son importance dans l’histoire, mais attention, pas une série de personnages plats! Le récit ne souffre d’aucune longueur, les événements s’enchainent les uns après les autres et on n’est pas au bout de nos surprises!

Chaque tome nous dévoile un ordre d’Edrilion : dans le premier tome nous avons découvert la guilde des assassins, dans le second, l’ordre des Kmetts. Ici, nous en apprenons d’avantage sur l’ordre des Fauconniers, dirigeants des plus grandes villes d’Edrilion et je dois dire que je me suis attachée à Kebren.

Les chimères de La Déléane sont également mises en avant, notamment les relations qu’elles entretiennent avec Welfenda (reine de la Déléane) et de son Sanreth. Nous faisons la connaissance également d’un autre pays : Acryak et ses coutumes.

La relation entre My et Orest va prendre un tournant décisif et sera parsemée d’embuches. Cependant leur complicité est toujours la même qu’au premier tome et les deux tourtereaux continuent autant à se lancer des pics pour notre plus grand plaisir!

J’ai beaucoup aimé en apprendre d’avantage sur le don de My et ses particularités. Bien que minuscule, celui-ci est très puissant et aidera plus d’une fois My dans sa quête.

On sourit beaucoup avec ce livre mais je dois dire qu’il fait pleurer aussi! L’auteure nous fait une révélation des plus inattendue et je dois dire que celle-ci m’a totalement chamboulée ! Mais vous en serez plus en lisant le livre!

En conclusion, ma note

5
Un tome qui clôture avec brio cette merveilleuse trilogie où l’action est au rendez-vous et les personnages toujours aussi importants et attachants. Une jeune auteure avec un grand talent à suivre de très près!

L’héritage des Darcer, tome 2 : Allégeance, Marie Caillet

L'héritage des darcer t2

Présentation de l’éditeur

Renversée depuis des années par la terrible dictature d’Edrilion, la dynastie des Darcer n’a qu’une seule héritière, Mydria. Dernier espoir pour ses ancêtres, celle-ci doit accomplir la prophétie : retrouver le trésor familial enfoui et renverser le roi usurpateur. À la mystérieuse mort du souverain Keagan, la cour d’Edrilion est enfin libre de choisir son nouveau maître. Mais la reine, convaincue qu’il s’agit d’un meurtre, refuse d’abandonner son empire. Avec l’aide des Chimères, véritables extensions de son esprit et d’un lointain parent, elle met tout en œuvre pour conserver son trône. En haut lieu, personne ne se doute que l’héritière des Darcer est encore en vie. Pourtant, dans les faubourgs d’une ville malfamée, Mydria et son compagnon Orest luttent pour subsister. Alors qu’ils se croyaient loin de ces enjeux de pouvoir qui les dépassent, le destin va les ramener à Edrilion plus tôt que prévu. Mais au milieu du chaos qui menace le royaume, une simple jeune fille et un hors-la-loi sans autorité peuvent-ils encore rétablir la dynastie déchue ?

L’auteur

Marie Caillet
Très jeune auteure, puisque ce premier tome fut écrit à l’âge de 18 ans lorsqu’elle remporta le concours du nouvel auteur jeunesse.
Le premier tome de cette trilogie est paru le 14/10/2010, vous pouvez lire mon avis ici.
Le second tome , Allégeance, est paru le 01/12/2011.
Le dernier tome (d’ailleurs je suis en pleine lecture), La relève, est paru le 03/01/2013
N’hésitez pas à vous rendre sur le blog de l’auteure : http://mariecaillet.20minutes-blogs.fr/

Le livre

Editions Michel Lafon.
Format broché paru le 24/11/2011 – 370 pages.
Ce second tome possède également une couverture magnifique, avec une dominance de bleu (contrairement au premier qui était vert) avec une créature fantastique dont on devine l’espèce durant la lecture.

Mon avis

C’est avec plaisir que j’ai retrouvé les aventures de Mydria. Le premier tome avait été un coup de cœur à la fois pour le roman mais aussi pour cette jeune auteure, et ce second tome tient toutes ses promesses.
J’avais hâte de retrouver My et Orest mais malheureusement, il m’a fallut attendre 80 pages pour avoir enfin de leurs nouvelles !!!! En effet, le début du roman est concentré sur La Déléane et son stratagème pour mettre son parent au pouvoir d’Edrilion.
Avec ce tome, nous découvrons encore une toute nouvelle My. On est bien loin de la Mydria Siartt du début du premier tome, assez snob et prétentieuse. En effet, nous rencontrons My en compagnie d’Orest qui luttent pour survivre dans une ville d’Edrillon, vivant dans la pauvreté, mais ensemble coûte que coûte. Les retrouvailles avec Allian, leur compagnon d’aventure du premier tome, va à nouveau les mettre sur la quête des Darcer, afin que My puisse récupérer le trône qui lui est destiné.
Leur quête ne va pas être simple et un certain nombre de nouveaux personnages vont faire leur apparition, dont Kebren, une Kmett (espionne s’aidant de chats). Chaque personnage amène sa petite touche et finalement, ils sont tous attachants (comme lors du premier tome).
Dans ce tome, on découvre mieux Edrillon : ses différentes composantes, ses différentes créatures … et j’ai beaucoup aimé suivre My dans la découverte de ce royaume. De plus, le royaume de La Déléane est un peu moins mystérieux et l’on commence à découvrir certaines choses le concernant.
L’écriture est toujours aussi fluide, sans longueurs et je vais me répéter comme pour le premier tome, mais je reste bluffée par la qualité de l’écriture pour cette jeune auteure.

En conclusion, ma note

4

Une suite qui a su répondre à mes espérances, une jolie écriture entourant une quête pleine de rebondissement et de personnages hauts en couleurs!

Rose tome 3: Rose et le masque vénitien, Holly Webb

Présentation de l’éditeur

Rose et son maître Mr Fountain sont convoqués au château du Roi Albert : un masque vénitien d’une valeur inestimable vient d’être volé… Doté d’étranges pouvoirs, il peut être très dangereux s’il se retrouve entre de mauvaises mains. Dans les ruelles sombres de Venise, Rose s’apprête à déjouer la magie noire de mystérieux malfaiteurs.

L’auteur

Holly Webb est une auteure anglaise de livres pour enfants. Avant de se lancer dans l’écriture, elle était rédactrice en chef de fictions pour enfants. Sa série Rose compte quatre romans. Une nouvelle série « Lily » vient de voir le jour avec pour le moment, deux tomes, cette nouvelle série tarde à être publiée en France, dommage que je ne lise pas en V.O.

Un petit tour sur le site de l’auteur: Holly Webb.

Le livre

Editions Flammarion – Paru le 04/04/12

Format broché – 274 pages.

Comme les précédents tomes, je suis conquise par la beauté de la couverture.

Mon avis

Le troisième tome des aventures de Rose où celle-ci va voir du pays puisqu’elle se rend à Venise avec son maître Mr Foutain, Isabella la fille de Mr Foutain, Freedy l’apprenti de Mr Foutain, Bill un domestique ami de Rose et Gus, le chat savant.

J’ai bien aimé ce troisième tome où les personnages secondaires sont plus mis en avant par rapport aux tomes précédents et les relations que Rose entretien avec chacun des personnages se confirment. Rose qui malgré son courage, commence à éprouver de la peur et continue à se poser beaucoup de questions sur son passé, surtout depuis qu’elle fait la connaissance de Miss Fell. Ils vont chacun être mis à rude épreuve quand l’un des leurs va se trouver en très mauvaise posture. Les pouvoirs de chacun se dévoilent dans ce tome notamment pour Gus et Isabella.

Une jolie description de cette Venise magique nous est peint par l’auteur, avec ses habitants et son architecture.

En conclusion, ma note

Un troisième tome qui tient ses promesses avec une mise en avant des personnages secondaires.

Petits plus

Si vous voulez connaitre mes avis sur les tomes précédents, c’est ici:

- Rose et la maison du magicien

- Rose et la princesse disparue

Des bleus au coeur, Louisa Reid

Présentation de l’éditeur

Des bleus au cœur est un conte, mais un conte terrifiant et terriblement réaliste. C’est l’histoire tragique de ces deux sœurs jumelles prises au piège d’un père monstrueux, une histoire comme on en découvre dans les pages de faits divers, un drame familial qui se déroule derrière les portes closes d’une maison tranquille et proprette, et qu’aucun voisin ne soupçonne d’abriter les pires violences.
De chapitre en chapitre, les voix des deux sœurs alternent autour d’une scène terrible qu’on ne découvrira vraiment qu’à la fin : la mort d’Hephzibah. Rebecca raconte l’après, comment elle tente de s’enfuir, pour échapper au même destin. Hephzi, elle, déroule le fil de son destin, tissé d’amour, de rêves et de désespoir. Profondément touchantes, fortes, loyales, les jumelles de Louisa Reid prennent vie et laissent le lecteur sonné et hanté, les yeux écarquillés et le cœur serré.

Roman de l’adolescence, Des bleus au cœur oscille entre vitalité et fascination morbide, emprunte les silhouettes de ses héroïnes et leurs émois àVirgin Suicides, et l’ombre de leurs parents aux créatures maléfiques des contes.

L’auteur

Louisa Reid est enseignante, elle vit à Cambridge avec son mari et ses deux enfants. Des bleus au cœur est son premier roman, traduit dans le monde entier.

Mon avis

La quatrième de couverture dévoile exactement l’état dans lequel j’étais durant cette lecture : sonnée, hantée et le cœur serré. Et cela dès les premières phrases du livre « Aujourd’hui ils m’ont obligée à aller à l’enterrement de ma sœur. J’ai fini par céder, je n’avais pas tellement le choix ». On ressent un sentiment oppressant qui ne s’arrêtera pas avant la fin du livre et même bien après. Car une chose est sûr, c’est une lecture qu’on ne peut pas oublier.

Pour son premier roman, Louisa Reid a choisi un thème dur mais qui malheureusement existe: celui de la maltraitance. Deux jumelles de quinze ans prisonnières d’un père vicaire abominable et d’une mère froide. Le choix de l’écriture est bien choisi: le récit est alterné par les deux jumelles mais à deux moments différents de leur vie: le point de vue de Rebecca, après la mort de sa sœur, avec son combat pour s’en sortir, se sauver de cet enfer; et le point de vue d’Hephzi, avant sa mort, avec son espoir d’être une adolescente normale avec ses rêves, ses joies et ses peines. L’auteur a su nous parler de l’enfer des filles sont trop de détails durs mais avec des mots qui nous permettent de deviner ce qui se passe.

Bien que jumelles, seul le jour de leur naissance et leur terrible sort sont identiques. Pour le reste, elles sont totalement différentes. Hephzi qui est belle, intelligente, qui cherche à vivre enfin un semblant d’existence normale le jour où les filles ont enfin pu aller à l’école. Car jusqu’à ce jour, elles ne connaissait que leur foyer et le presbytère. Hephzi cherche à tout prix à paraitre normale, à se faire des amis et découvre petit à petit les plaisirs de l’adolescence.  Mais voilà, elle m’a beaucoup énervé et je n’ai pas aimé son attitude envers sa sœur. Finalement on peut dire qu’elle s’est comporté comme une adolescente normale : abandonner sa sœur durant le lycée et laisser tout le monde se moquer d’elle. Et bien sûr, l’a laisser prendre des coups à sa place par son père.

Car oui Rebecca est différente des autres personnes: atteinte d’un syndrome qui a pour conséquence une déformation de son visage, elle est le souffre douleur de son père qui depuis sa naissance la maltraite physiquement comme il le fait avec Hephzi, mais aussi une maltraitance mentale. On a mis longtemps à comprendre le problème de Rebecca, tout comme elle-même a mis longtemps à mettre un nom sur sa différence. Au contraire de Hephzi, Rebecca n’aime pas le lycée où elle essaye de se faire toute petite et se réfugie tout le temps à la bibliothèque dans le but de lire tous les livres. J’ai vraiment trouvé que les passages concernant Rebecca étaient les plus durs. Plus on avance dans le livre, plus on ne peut pas le lâcher afin de savoir si une existence meilleure attend Rebecca. Son combat est une vrai leçon de vie.

J’ai beaucoup aimé les passages où les filles passent du temps avec leur grand-mère, passages qui laissent passer un semblant d’espoir. Je vais m’arrêter là et je vais vous laisser vous faire votre opinion mais une chose est sûr: lisez-le!

En conclusion, ma note

Un récit poignant, qui restera longtemps dans ma tête, deux sœurs jumelles identiques et différentes à la fois,un choix ‘écriture subtil alternant les deux points de vus à deux moments différents. Bien qu’une note de 5 et le fait que j’ai aimé ce livre, je ne peux le mettre en coup de cœur de part le sujet traité.

Quelques citations

p110: « Mon reflet était plus pâle que jamais dans le miroir de la salle de bains, je me suis demandé si j’allais peler comme un vieux parchemin et perdre des couches de peau. J’étais sûre que mon corps allait partir en poussière avant que l’encre de mon futur ait une chance de sécher. »

p162: « J’avais peur de me perdre  et que personne ne veuille m’aider, j’étais sure de ne jamais retrouver le chemin du retour. Le monde  me semblait un océan de dangers dans lequel je risquais à tout instant de me noyer. »

Petits plus

Je remercie les éditions Plon et l’opération masse critique de Babelio pour ce partenariat.

Le livre est également disponible sous une autre couverture couverture aux éditions Plon jeunesse, cependant je ne pense pas qu’il doit être lu avant au moins 15 ans.

Livre lu dans le cadre  8/24