Tag-Archive for » jeunes adultes «

Dans le camp des assassins, Marie-Claude Bérot

Dans le camps des assassins

Présentation de l’éditeur

«Ton père a tué un homme. Une vague étouffante. Mon corps tout entier roué de coups par cette phrase se décomposait. La colère prenait la relève de la peur. J’aurais pu tuer moi aussi.»

La vie de Clémence s’effondre quand elle apprend que son père est un meurtrier. Enfermée dans sa tristesse, elle partage ce lourd secret avec sa grand-mère. Comment accepter d’être la fille d’un père assassin ? En apprenant à aimer, tout simplement.

L’auteure

Marie-Claude Bérot

Marie-Claude Bérot est une auteure de livres pour la jeunesse originaire de Toulouse. Avant de se lancer dans l’écriture, elle était puéricultrice.

Son premier livre est Alazaïs en pays cathare, paru en 1994.

Le livre

Editions Flammarion – Collection [TRIBAL]

Format broché paru le 13 /02/13 – 128 pages

Mon avis

Dans le camp des assassins est un roman intimiste, où l’on rencontre Clémence, une jeune lycéenne de 17 ans qui apprend par sa grand mère une nouvelle bouleversante : son père est en prison car il a tué un homme.
C’est un livre qui se lit extrêmement vite et qui aborde le sujet de la reconstruction de soi suite à un drame. Reconstruction qui est plus difficile lorsqu’il touche une personne à l’âge de l’adolescence, cet âge où l’on se cherche et où toutes les choses du quotidien nous paraissent plus fortes.
Clémence est touchante, au fil de ma lecture, j’ai découvert les différentes facettes de sa personnalité : elle peut être à la fois révoltée et mauvaise mais aussi touchante et sensible. Au travers des pages, on s’aperçoit que Clémence, élevée par sa grand-mère, n’a pas eu une enfance tranquille et a vécu dans un climat familial tendu où elle ne voyait ses parents lors de rares occasions chaque année.

La nouvelle de sa grand mère va anéantir Clémence, elle qui adulait son père, le voyait comme un héros. Beaucoup de questions vont alors bousculer la jeune fille, notamment sur sa vie. Comment continuer à vivre après un événement bouleversant? Voilà tout le propos de ce livre.

Un livre très bien écrit, l’auteure a su utiliser les mots justes pour nous confier les sentiments qui bousculent Clémence..

Un petit bémol : la quatrième de couverture nous dévoile tout le livre! C’est donc pour cette raison que j’ai décidé de ne pas copier en entier. C’est dommage car je n’ai pas eu de surprise avec cette lecture et à la fin, il m’a manqué un petit quelque chose. J’aurai aimé en savoir d’avantage sur l’avenir de Clémence, avenir qu’on sait d’avance qu’il ne sera pas rose.

En conclusion, ma note

4

Un récit touchant écrit avec des mots justes, une héroïne révoltée mais attachante, pour un petit roman qui se lit très vite.

Quelques citations

p13 : « Ton père a tué un homme, ton père a tué un homme. La phrase avançait au galop de plus en plus rapide. Un gong dans la tête. Une vague étouffante. Je n’arrivais pas à la faire taire, mon corps tout entier roué de coups par cette phrase se décomposait. La colère prenait la relève de la peur. J’aurai pu tuer moi aussi. »

P23 :  » – N’aie pas peur, personne ne nous séparera.

- Je n’irai pas au lycée demain, je veux rester avec toi.

- Tu iras au lycée. Il faut absolument continuer notre vie de la même façon.

- Mais ce n’est pas possible!

- Notre peur, notre peine ne regarde que nous. Je suis sa mère, tu es sa fille, personne n’est plus proche de lui, mais on n’a pas le droit d’embarrasser les autres avec notre douleur. »

L’héritage des Darcer, tome 2 : Allégeance, Marie Caillet

L'héritage des darcer t2

Présentation de l’éditeur

Renversée depuis des années par la terrible dictature d’Edrilion, la dynastie des Darcer n’a qu’une seule héritière, Mydria. Dernier espoir pour ses ancêtres, celle-ci doit accomplir la prophétie : retrouver le trésor familial enfoui et renverser le roi usurpateur. À la mystérieuse mort du souverain Keagan, la cour d’Edrilion est enfin libre de choisir son nouveau maître. Mais la reine, convaincue qu’il s’agit d’un meurtre, refuse d’abandonner son empire. Avec l’aide des Chimères, véritables extensions de son esprit et d’un lointain parent, elle met tout en œuvre pour conserver son trône. En haut lieu, personne ne se doute que l’héritière des Darcer est encore en vie. Pourtant, dans les faubourgs d’une ville malfamée, Mydria et son compagnon Orest luttent pour subsister. Alors qu’ils se croyaient loin de ces enjeux de pouvoir qui les dépassent, le destin va les ramener à Edrilion plus tôt que prévu. Mais au milieu du chaos qui menace le royaume, une simple jeune fille et un hors-la-loi sans autorité peuvent-ils encore rétablir la dynastie déchue ?

L’auteur

Marie Caillet
Très jeune auteure, puisque ce premier tome fut écrit à l’âge de 18 ans lorsqu’elle remporta le concours du nouvel auteur jeunesse.
Le premier tome de cette trilogie est paru le 14/10/2010, vous pouvez lire mon avis ici.
Le second tome , Allégeance, est paru le 01/12/2011.
Le dernier tome (d’ailleurs je suis en pleine lecture), La relève, est paru le 03/01/2013
N’hésitez pas à vous rendre sur le blog de l’auteure : http://mariecaillet.20minutes-blogs.fr/

Le livre

Editions Michel Lafon.
Format broché paru le 24/11/2011 – 370 pages.
Ce second tome possède également une couverture magnifique, avec une dominance de bleu (contrairement au premier qui était vert) avec une créature fantastique dont on devine l’espèce durant la lecture.

Mon avis

C’est avec plaisir que j’ai retrouvé les aventures de Mydria. Le premier tome avait été un coup de cœur à la fois pour le roman mais aussi pour cette jeune auteure, et ce second tome tient toutes ses promesses.
J’avais hâte de retrouver My et Orest mais malheureusement, il m’a fallut attendre 80 pages pour avoir enfin de leurs nouvelles !!!! En effet, le début du roman est concentré sur La Déléane et son stratagème pour mettre son parent au pouvoir d’Edrilion.
Avec ce tome, nous découvrons encore une toute nouvelle My. On est bien loin de la Mydria Siartt du début du premier tome, assez snob et prétentieuse. En effet, nous rencontrons My en compagnie d’Orest qui luttent pour survivre dans une ville d’Edrillon, vivant dans la pauvreté, mais ensemble coûte que coûte. Les retrouvailles avec Allian, leur compagnon d’aventure du premier tome, va à nouveau les mettre sur la quête des Darcer, afin que My puisse récupérer le trône qui lui est destiné.
Leur quête ne va pas être simple et un certain nombre de nouveaux personnages vont faire leur apparition, dont Kebren, une Kmett (espionne s’aidant de chats). Chaque personnage amène sa petite touche et finalement, ils sont tous attachants (comme lors du premier tome).
Dans ce tome, on découvre mieux Edrillon : ses différentes composantes, ses différentes créatures … et j’ai beaucoup aimé suivre My dans la découverte de ce royaume. De plus, le royaume de La Déléane est un peu moins mystérieux et l’on commence à découvrir certaines choses le concernant.
L’écriture est toujours aussi fluide, sans longueurs et je vais me répéter comme pour le premier tome, mais je reste bluffée par la qualité de l’écriture pour cette jeune auteure.

En conclusion, ma note

4

Une suite qui a su répondre à mes espérances, une jolie écriture entourant une quête pleine de rebondissement et de personnages hauts en couleurs!

Nos étoiles contraires, John Green

Nos-etoiles-contraires

Présentation de l’éditeur

C’est l’histoire d’Hazel Grace, 16 ans, et d’Augustus, 17 ans. Lorsqu’ils se rencontrent, Hazel est atteinte d’un cancer incurable : selon ses propres mots elle est « une grenade dégoupillée » qui a peur d’exploser. Augustus, lui, est en rémission et il a peur de l’oubli comme un aveugle a peur du noir. Leur complicité pleine d’humour nous entraîne par delà leur maladie dans une magnifique histoire d’amitié et d’amour qui nous fait furieusement aimer la vie… et on en redemande.

L’auteur

JohnGreen
Auteur américain, commentateur radio et critique pour la presse. Également créateur avec son frère d’un projet de blog vidéo : Brotherhood 2.0. puis ‘vlogbrothers, à regarder sur Youtube (pourquoi suis-je si nulle en anglais???).
Son premier roman : Qui es-tu Alaska? a reçu le prix d’honneur du Michael L.Printz Award.

Le livre

Éditions Nathan – A paraitre le 21/02/2013
Format broché – 336 pages
J’aime beaucoup la couverture avec tous les petits mots gribouillés partout!

Mon avis

Un mot me vient à l’esprit pour décrire ce livre c’est : ÉMOUVANT.

Je ressors de cette lecture toute chamboulée, pas seulement à cause du thème de la maladie qui est abordée, mais aussi à cause des personnages, leurs relations, leurs vies…
Bon je le dis tout de suite, ce livre est un coup de cœur, première lecture de 2013, l’année commence bien. Le souci avec mes coups de cœur, c’est que j’ai énormément de mal à rédiger mes avis, je veux absolument écrire quelque chose de beau afin de mettre le livre en valeur et de donner au plus de monde possible l’envie de le découvrir. Et donc forcement en me mettant à chaque fois cette pression, je bloque!!!! Mais bon je vais essayer quand même!

C’est la première fois que je lis cet auteur, John Green, bien que « Où es-tu Alaska? » dort depuis un moment dans ma PAL, mais plus pour longtemps je crois! Parce que voilà, la plume de John Green est belle, authentique, toute en finesse, en métaphore et en philosophie. Dès les premières pages, j’ai été conquise par l’écriture, très directe et franche. Le livre est du point de vue d’Hazel Grace, une adolescente de 16 ans atteinte d’un cancer de la thyroïde qui s’est propagée dans ses poumons et elle ne peut se déplacer sans sa bonbonne d’oxygène. Hazel est assez franche pour parler de sa vie et surtout de son cancer, et fait preuve d’humour (noir) face à sa malade.  Durant les 10 premières pages, je n’ai pas arrêté de stopper ma lecture pour lire les passages à mon chéri, tellement j’ai tout de suite adhéré à l’écriture! Bon j’ai fini par arrêter car sinon je n’allais jamais finir le livre!

Tout commence avec un groupe de soutien pour malades, qu’Hazel fréquente sous l’obligation de sa mère qui pense qu’elle est dépressive. C’est là qu’Hazel va rencontrer Augustus, 17 ans, atteint d’un ostéosarcome mais en rémission depuis 1 an et demi. S’il est là, c’est uniquement pour accompagner son ami Isaac, atteint d’un cancer de l’œil qui lui fait perdre la vue petit à petit. Et c’est à ce moment là que « nos étoiles contraires », Hazel et Augustus, vont tomber amoureux l’un de l’autre.

Parce que oui, comme le dit l’auteur, ce n’est pas un simple livre sur le cancer, c’est avant tout un livre sur l’amour: l’amour entre deux êtres, l’amour de parents envers leur enfant, l’amour entre deux amis. et l’amour de ces deux étoiles pour la vie. Nous suivons l’évolution de ces personnages, leurs vies, leurs peurs et leur quête : car Hazel et Augustus ont une quête, que je ne dévoilerai pas, mais qui concerne un livre qui leur tient à cœur à tous les deux : « Une impériale affliction ». Leurs peurs sont très touchantes :Augustus a peur de l’oubli, qu’a sa mort, la vie l’oublie, il aimerai être un héros qui traverse les siècles. Quant à Hazel, elle a peur d’être une grenade et de dévaster les siens quand elle mourra.

Ce livre est déroutant car il est drôle et triste à la fois et on ne fait que de passer du rire aux larmes à chaque page! A de nombreuses reprises, j’ai lutté dans ma lecture tellement mes yeux étaient remplies de larmes, et l’instant d’après avoir un fou rire après avoir lu un passage. C’est vraiment un livre magnifique, tant par les personnages que par l’écriture.

En conclusion, ma note

5 coup de coeur

Comme je l’ai dit, un coup de cœur. Un livre émouvant où l’on rit et l’on pleure, avec des personnages attachants et vrais. Une magnifique plume authentique, pleine de poésie, de métaphore mais qui peut être très directe parfois!

Quelques citations

Alors là je dois dire que c’est très dur de choisir des citations car mon livre est rempli de bout de papiers pour marquer mes passages favoris (limite c’est le livre entier!!!), mais bon en voici quelques unes:

p10 :  » Le groupe était formé d’une brochette de guignols plus ou moins mal en point dont la composition changeait régulièrement. Pourquoi changeait-elle? Un effet secondaire de la mort. « 

p26 :  » Tant qu’on ne l’allume pas, la cigarette ne tue pas, a-t-il déclaré [...] Et je n’en ai jamais allumé une seule de ma vie. C’est une sorte de métaphore. Tu glisses le truc qui tue entre tes lèvres, mais tu ne lui donnes pas le pouvoir de te tuer. « 

p56 : « Après tout, les jeunes atteints d’un cancer son les effets secondaires des mutations incessantes qui permettent la diversité de la vie sur terre. « 

p105 : « J’ai l’impression d’être une grenade, maman. Je suis une grenade dégoupillée et, à un moment donné, je vais exploser. Alors j’aimerai autant limiter le nombre de victimes ! [...] Je suis une grenade, ai-je répété. Je ne veux pas voir de gens. Je veux lire des livres, réfléchir et être avec vous, parce que vous, je ne peux pas faire autrement que de vous faire du mal, vous êtes déjà dedans jusqu’au cou. Alors laissez-moi faire ce que je veux. Je ne fais pas une dépression. Je n’ai pas besoin de sortit. Et je ne veux pas être une ado normale parce que je suis une grenade. « 

p131 :  » Je suis tombée amoureuse pendant qu’il lisait, comme on s’endort: d’abord tout doucement et puis tout d’un coup. « 

p245 :  » Il est infiniment difficile de garder sa dignité quand la lumière du soleil levant est trop vive à nos yeux en perdition.  »

p 272 :  » Quand on est admis aux urgences, une des premières choses qu’on vous demande, c’est d’évaluer votre douleur sur une échelle de un à dix. [...] J’avais dit neuf parce que je gardais le dix en réserve. Et voilà qu’il était là, cet énorme et terrible dix, qui me giflait à tour de bras tandis que j’étais allongée sur mon lit à regarder le plafond, les vagues de douleur me projetant contre les rochers, puis me tirant en arrière vers le large pour mieux me rejeter contre la paroi déchiquetée de la falaise, me laissant flotter à la surface, le visage tourné vers l’eau, sans me noyer. « 

p321 :  » D’accord, je n’écris peut-être pas aussi mal que ça. Mais je n’arrive pas à rassembler mes idées, Van Houten. Mes pensées sont des étoiles qui ne veulent plus former de constellations. « 

Petits plus

Je remercie les éditions Nathan pour cette magnifique découverte.

N’hésitez pas à visiter Le site de l’auteur.

Beaucoup d’avis pour ce livre et pour le moment, je n’en ai vu que des positifs! Mya , Moody, Archessia Et pleins d’autres à découvrir en tapant « Nos étoiles contraires » sur votre moteur de recherche!!!

L’échange, Brenna Yovanoff

 

 

Présentation de l’éditeur

Mackie Doyle donnerait n’importe quoi pour avoir une vie normale, jouer de la basse et passer du temps avec Tate Stewart, cette fille solitaire aux yeux pailletés. Mais la petite ville de Gentry cache de sombres secrets. Il y a 16 ans, Mackie a été échangé contre un nouveau né : il est un « remplaçant ».
Il vient en fait d’un monde terrifiant ù d’obscurs tunnels côtoient des eaux noires et pestilentielles…
Lorsque la soeur de Tate disparaît, Mackie n’a pas le choix : il doit affronter les créatures des entrailles de Gentry si il veut savoir à quel monde il appartient et sauver une vis innocente.

 

L’auteur

Brenna Yovanoff est une écrivaine membre du club de littérature fantastique Merry Sisters of Fate, avec Maggie Stiefvater (Frissons) et Tessa Gratton (Blood Magic).

 

Le livre

Editions Michel Lafon – Paru le 20/09/12

Format broché – 330 pages

J’aime beaucoup la couverture même si elle me met mal à l’aise. Elle est très originale par rapport aux autres couvertures que l’on peut trouver pour les livres destinés à ce type de lecteurs (adolescents, jeunes adultes). Elle décrit parfaitement l’ambiance sombre et l’atmosphère pesante du roman.

 

Mon avis

Le roman a pour narrateur Mackie, un jeune adolescent ce qui est assez peu répandu chez les romans destinés à ce public. Il est décomposé en 3 parties et je trouve que celles-ci sont assez inégales: autant j’ai apprécié la première, autant j’ai trouvé la seconde très répétitive et la dernière trop rapide.

La première partie nous décrit la ville où se déroule l’histoire à travers le regard de Mackie. Mackie est un lycéen un peu à part, enfin c’est plutôt lui qui se sent à part et s’exclut malgré le fait qu’il est quand même entourés d’amis. On comprend tout de suite qu’il est différent et qu’il se passe des choses étranges dans cette petite bourgade à l’apparence tranquille, mais cette partie va nous laisser une part de mystère concernant Mackie et sa ville.

Dans la seconde, on commence à nous dévoiler certaines choses mais toujours sans nous donner d’explications. De plus j’ai du mal avec certains passages, notamment sur l’aveuglement de la population. Je ne peux pas en dire plus sous peine de dévoiler des choses, mais j’ai vraiment trouvé cela incohérent. Enfin, là c’est vraiment subjectif, mais je n’ai vraiment pas compris le rôle de la musique dans le livre et notamment du groupe de rock. Je n’ai pas compris la relation avec la musique.

Dans la dernière partie, tout va trop vite et finalement, on ne nous fourni pas les réponses à nos questions.

J’ai cependant aimé que le thème aborde un thème récurrent de l’adolescence à travers du fantastique, à savoir la recherche de sa place dans la société.

 

En conclusion, ma note

Un univers pesant et sombre que j’ai aimé découvrir dans la première partie, mais la suite du livre est mal exploitée et nous laisse à nos interrogations.

 

Petits plus

Je remercie Camille des éditions Michel Lafon pour cette découverte.

 

Livre lu dans le cadre

 

Inventaire après rupture, Daniel Handler

Présentation de l’éditeur

« Je t’explique pourquoi nous avons rompu, Ed. La vérité, c’est que je t’aimais trop. »

« Dans un instant, tu entendras un ‘paf’ « . Ainsi commence la lettre de Min. Le « paf », c’est le bruit du carton qu’elle laisse devant la porte d’Ed. Dans ce carton plusieurs objets, et la lettre de Min.

Une lettre qui raconte pourquoi elle l’a quitté. Une lettre qui commente chacun de ces objets, et évoque tous les petits et grands moments de leur histoire d’amour.
Comment Min, cinéphile passionnée, et Ed, capitaine de l’équipe de basket, se sont séduits, à une soirée, contre toute attente.
Comment ils se sont lancés dans le projet improbable d’organiser une fête pour une ancienne star de cinéma. Comment ils se sont aimés.
Et comment un jour, la vérité a éclaté, menant Mina à son implacable décision…

Un texte unique, superbement illustré, qui raconte avec justesse, humour et sensibilité l’histoire d’un premier amour à la résonance universelle.

L’auteur

Daniel Handler est un écrivain américain pour adultes et enfants. Il est connu pour sa série jeunesse  Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, sous le pseudonyme de Lemony Snicket.

L’illustrateur

Maira Kalman a écrit et illustré treize livres pour la jeunesse dont Ooh-la-la Max est amoureux.

Le livre

Editions Nathan – Paru le 23/08/2012

Broché – 368 pages

Un livre illustré d’une grande beauté !

Mon avis

Un livre que j’ai lu d’une traitre et avec beaucoup de plaisir !

Tout d’abord le point fort pour moi de ce livre ce sont toutes les illustrations. Quel plaisir de lire un livre pour jeunes adultes illustré ! Bien qu’il n’y ait pas de chapitres à proprement parlé, on peut dire que chaque illustration ouvre le récit sur un prochain chapitre. En effet, l’histoire nous ait raconté par Min ou du moins, nous lisons la lettre de rupture que Min adresse à Ed. Lettre qui est accompagnée d’un carton contenant pleins d’objets aussi insolites les uns que les autres au premier regard, pour nous lecteur, mais qui par la suite, avec les explications de Min, vont prendre tout leur sens.

J’ai beaucoup aimé Min, cette jeune fille décalée, passionnée de cinéma d’auteur et des vieux films, qui souhaite devenir réalisatrice. Min qui va tomber amoureuse d’Ed, basketteur et star du lycée.

Alors oui, bien sûr que c’est cliché : ces grandes histoires d’amour improbables où la star du lycée va tomber amoureux de la petite gamine différente. Mais voilà, c’est toute mon adolescence où je regardais les films américains à l’eau de rose, et bien ça a encore marché pour moi avec ce livre !

A travers les différents objets, Min va raconter son histoire, leur histoire, avec des mots justes, des mots d’une jeune adolescente qui découvre son premier amour et avec tout ce qui va avec : découverte, passion, trahison, cœur brisé… J’ai beaucoup apprécié les comparaisons avec le cinéma, car passionnée comme elle est, Min va tout comparer à des films. De plus, j’ai beaucoup aimé toutes les fois où elle interpelle Ed dans sa lettre, comme si elle était en face de lui et lui crachait tout à la figure.

En conclusion ma note

Ce livre est un coup de cœur, tout simplement car il raconte avec justesse ce que l’on connait tous : la première histoire d’amour, avec des personnages attachants et de belles illustrations. On livre qu’on ne lâche pas jusqu’à l’avoir fini!

Quelques citations

P27 : « Et tu sais quoi, Ed, le problème avec les désirs du cœur, c’est que le cœur ne sait même pas ce qu’il désire, jusqu’à ce que l’occasion se présente. »

P77 : «  Un petit billet, qui écrit des billets de ce genre ? Qui étais-tu pour m’en écrire un pareil ? Il explosait en moi comme un obus, explosion permanente, continue, renouvelée, joie ivre des mots tracés par toi, charriée dans tout mon être. »

Petits plus

Je remercie les éditions Nathan pour cette belle découverte.

Découvrez le trailer :

[youtube=http://youtu.be/U7Wnc6aKAMs]

N’hésitez pas à regarder cette vidéo où Daniel Handler part à la découverte des cœurs brisés.

[youtube=http://youtu.be/wfTWVTEZ5bw]