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L’échange, Brenna Yovanoff

 

 

Présentation de l’éditeur

Mackie Doyle donnerait n’importe quoi pour avoir une vie normale, jouer de la basse et passer du temps avec Tate Stewart, cette fille solitaire aux yeux pailletés. Mais la petite ville de Gentry cache de sombres secrets. Il y a 16 ans, Mackie a été échangé contre un nouveau né : il est un « remplaçant ».
Il vient en fait d’un monde terrifiant ù d’obscurs tunnels côtoient des eaux noires et pestilentielles…
Lorsque la soeur de Tate disparaît, Mackie n’a pas le choix : il doit affronter les créatures des entrailles de Gentry si il veut savoir à quel monde il appartient et sauver une vis innocente.

 

L’auteur

Brenna Yovanoff est une écrivaine membre du club de littérature fantastique Merry Sisters of Fate, avec Maggie Stiefvater (Frissons) et Tessa Gratton (Blood Magic).

 

Le livre

Editions Michel Lafon – Paru le 20/09/12

Format broché – 330 pages

J’aime beaucoup la couverture même si elle me met mal à l’aise. Elle est très originale par rapport aux autres couvertures que l’on peut trouver pour les livres destinés à ce type de lecteurs (adolescents, jeunes adultes). Elle décrit parfaitement l’ambiance sombre et l’atmosphère pesante du roman.

 

Mon avis

Le roman a pour narrateur Mackie, un jeune adolescent ce qui est assez peu répandu chez les romans destinés à ce public. Il est décomposé en 3 parties et je trouve que celles-ci sont assez inégales: autant j’ai apprécié la première, autant j’ai trouvé la seconde très répétitive et la dernière trop rapide.

La première partie nous décrit la ville où se déroule l’histoire à travers le regard de Mackie. Mackie est un lycéen un peu à part, enfin c’est plutôt lui qui se sent à part et s’exclut malgré le fait qu’il est quand même entourés d’amis. On comprend tout de suite qu’il est différent et qu’il se passe des choses étranges dans cette petite bourgade à l’apparence tranquille, mais cette partie va nous laisser une part de mystère concernant Mackie et sa ville.

Dans la seconde, on commence à nous dévoiler certaines choses mais toujours sans nous donner d’explications. De plus j’ai du mal avec certains passages, notamment sur l’aveuglement de la population. Je ne peux pas en dire plus sous peine de dévoiler des choses, mais j’ai vraiment trouvé cela incohérent. Enfin, là c’est vraiment subjectif, mais je n’ai vraiment pas compris le rôle de la musique dans le livre et notamment du groupe de rock. Je n’ai pas compris la relation avec la musique.

Dans la dernière partie, tout va trop vite et finalement, on ne nous fourni pas les réponses à nos questions.

J’ai cependant aimé que le thème aborde un thème récurrent de l’adolescence à travers du fantastique, à savoir la recherche de sa place dans la société.

 

En conclusion, ma note

Un univers pesant et sombre que j’ai aimé découvrir dans la première partie, mais la suite du livre est mal exploitée et nous laisse à nos interrogations.

 

Petits plus

Je remercie Camille des éditions Michel Lafon pour cette découverte.

 

Livre lu dans le cadre

 

Pouvoirs Obscurs, tome 1 : L’invocation, Kelley Armstrong

 

Présentation de l’éditeur :

Si Chloé était dans un film, personne ne douterait d’elle quand elle avoue voir des fantômes. Dans la vraie vie, son père et sa tante l’envoient à Lyle House, un institut psychiatrique spécialisé pour ados. Les médecins y prétendent qu’elle souffre de schizophrénie.
Mais les pensionnaires ont l’air de cacher eux aussi quelques secrets… Et Chloé ne serait pas étonnée de trouver des squelettes cachés dans les placards. Quand un de ses camarades lui dit qu’elle est peut-être nécromancienne, elle décide de découvrir la vérité sur son pouvoir et sur l’étrange endroit où elle est enfermée.


Mon avis :

Cela fait un moment que je souhaite découvrir cet auteur, entendant tellement de bien de sa saga Les femmes d’Outremonde. Alors quand Livraddict a proposé le premier tome de sa nouvelle trilogie pour Young Adults, je n’ai pas pu résister , surtout que la couverture est magnifique!

Je remercie et  pour ce partenariat.

 

Chloé est une adolescente comme les autres, allant dans un lycée d’arts car elle aimerait devenir réalisatrice. C’est une jeune fille effacée et peu sur d’elle, se sentant très différente quand à sa morphologie (elle a 15 ans mais en en fait 13 comme elle le dit souvent).

Cependant, cela n’est rien comparé à la différence qu’elle va ressentir quand elle découvre qu’elle peut voir des fantômes et que sa famille décide de l’emmener dans un institut psychiatrique. Car pour les médecins, il n’y a pas de doute, Chloé est schizophrène. Du moins, c’est ce qu’il semble être jusqu’à ce que Chloé découvre que les autres pensionnaires sont aussi différents…

 

J’ai beaucoup aimé l’écriture de ce roman. Le style est certes simple, mais très imagé. En effet, nous découvrons l’histoire sous le point de vue de Chloé, qui utilise très souvent des descriptions cinématographiques quand elle angoisse, ce qui nous plonge réellement dans ses peurs et ses doutes.

Car je n’ai pas honte de l’avouer, parfois, des passages font vraiment très peur ! J’ai toujours eu énormément de mal avec les fantômes, et cela, depuis que j’ai vu le film Sixième sens. Je dois dire que la première scène avec Chloé petite fille m’a beaucoup fait penser à ce film, une scène effrayante où l’on reçoit les peurs d’une petite fille de 3-4 ans terrorisée.

 

Passons maintenant aux personnages. J’ai beaucoup aimé le personnage de Chloé bien sûr, auquel on s’identifie parfaitement. L’aspect mystérieux et froid de Derek qui contraste avec le personnage enjoué et bavarde de Liz.

Malheureusement, j’ai trouvé les personnages un peu trop simples et trop stéréotypés, pas assez travaillé, notamment pour Rae, Tori et Simon : l’amie à qui on peut se confier, l’ennemie la peste de service, et le beau garçon.

Mais il s’agit d’un premier tome, donc j’espère que par la suite de cette saga, les personnages seront mieux révélés.

 

J’ai particulièrement apprécié un passage que l’auteur a su avec précision mais légèreté en parler : celui de la schizophrénie. On ressent la détresse de Chloé, qui se pose énormément de questions, notamment si elle est vraiment atteinte de cette maladie. Et se demande comment sera sa vie, et comment se comporteront les autres avec elle.

D’ailleurs, voici un passage qui m’a fait beaucoup réfléchir :

P72 :

« Schizo.

Peu importait combien de fois le docteur Gill avait comparé ça à une maladie ou un handicap, ce n’était pas la même chose. Vraiment pas. J’étais schizophrène.

Si je voyais deux hommes dans la rue, l’un en fauteuil roulant et l’autre se parlant à lui-même, auprès duquel me précipiterai-je pour lui ouvrir la porte ? Et lequel éviterai-je en traversant la rue ?

Le  docteur Gill avait dit qu’il suffirait de prendre mon traitement et d’apprendre à faire face. Si c’était si simple, pourquoi donc y avait-il des gens qui erraient dans les rues en parlant tout seuls ? Des clochards au regard dément qui criaient dans le vide ? Qui voyaient des gens qui n’étaient pas là. Qui entendaient des voix qui n’existaient pas.

Des schizos.

Comme moi. »

 

Pour finir, la fin est un vrai supplice pour le lecteur avec le retournement de situation, et le suspens de la fin. L’auteur  s’est arrêtée à un moment qui tient le lecteur en haleine. Heureusement que le second tome sort 11 mars !

 

Pour conclure, un premier tome très prometteur malgré des personnages peu construits, mais une intrigue riche en suspens, frayeurs et émotions. A découvrir !

 

Je fais tourner ce livre, si vous êtes intéressé, c’est ici.

Salem, Stephen King

Présentation de l’éditeur :

 

La paisible petite bourgade était devenue une ville fantôme et personne n’osait parler de ce rire aigu, maléfique, enfantin.

Jerusalem’s Lot n’avait rien de remarquable, sinon, sur la colline, la présence de cette grande demeure inhabitée depuis la mort tragique de ses propriétaires, vingt ans auparavant. Et lorque Ben Mears revient à « Salem », c’est seulement pour retrouver ses souvenirs d’enfance.

Mais, très vite, il devra se rendre à l’évidence : il s’y passe des choses étranges, sinistres. Un chien est immolé, un enfant disparaît et l’horreur s’infiltre, s’étend, se répand, aussi inéluctable que la nuit qui descend sur Salem.


Mon avis :


Salem est le premier Stephen King que je lis, et j’étais très enthousiasme. Cependant, en lisant le prologue (les six premières pages du livre), j’ai eu beaucoup de mal. Je ne comprenais rien et je me suis dit que finalement King n’était pas pour moi. Mais bon, six pages d’un livre, ce n’est rien pour s’en faire une idée, surtout sur un prologue. J’ai donc continué et fort heureusement !

Nous suivons donc Ben Mears, écrivain, qui revient à Jerusalem’s Lot afin d’écrire un roman sur la fameuse « maison hantée » de la ville. C’est un personnage assez mystérieux et torturé, qui a connu un drame dans sa vie qu’il n’arrive pas à oublier. Il est envouté par la fameuse maison « hantée » qu’il n’a pas oublié depuis son enfance.

Mais bien que Ben tienne une grande place dans ce roman, finalement le personnage principal de ce livre est cette petite ville du Maine et ses habitants. On suit certains habitants de la ville, d’autres plus que d’autres, notamment Susan Nortan, une jeune femme assez rebelle pour son époque (les années 70) et qui n’accepte pas les décisions que sa mère essaye de prendre pour elle.

L’arrivée de Ben dans cette petite ville provinciale crée l’événement, mais ce n’est rien comparer aux deux collaborateurs qui s’installent dans la maison « hantée ». Surtout que des événements étranges vont arriver, les uns après les autres, et semer la terreur dans cette petite ville si calme.

Progressivement, Stephen King arrive à créer une atmosphère de terreur, pesante, iréelle. Les scènes sont si bien décrites qu’on arrive à s’imaginer que le mal est dans notre maison ! D’ailleurs, ce mal est un vrai mystère dans ce livre, et ce n’est qu’au milieu du roman qu’il portera un nom, nom qui m’a fort étonné et dont je n’aurai jamais pensé ! Stephen King a su jouer avec nous en nous donnant des fausses pistes !

Je ne peux pas en dire plus, sans vous en dévoiler de trop, il ne vous reste plus qu’à lire Salem, si ce n’est pas déjà fait, afin de savoir quel mystère se cache dans cette ville.

 

Pour finir, une petite citation :

P130 : « Un frisson le parcourut, il regarda l’herbe en plastique d’un vert cru et se demanda pourquoi on croyait bon de mettre ça à chaque enterrement. Ce gazon ressemblait exactement à ce qu’il était : une imitation bon marché de la vie, destinée à cacher à ceux qui vivaient encore les lourdes mottes de terre brune de leur dernière demeure. »

 

Livre lu dans le cadre: et

Présentation de l’éditeur :

La paisible petite bourgade était devenue une ville fantôme et personne n’osait parler de ce rire aigu, maléfique, enfantin.

Jerusalem’s Lot n’avait rien de remarquable, sinon, sur la colline, la présence de cette grande demeure inhabitée depuis la mort tragique de ses propriétaires, vingt ans auparavant. Et lorque Ben Mears revient à « Salem », c’est seulement pour retrouver ses souvenirs d’enfance.

Mais, très vite, il devra se rendre à l’évidence : il s’y passe des choses étranges, sinistres. Un chien est immolé, un enfant disparaît et l’horreur s’infiltre, s’étend, se répand, aussi inéluctable que la nuit qui descend sur Salem.

Mon avis :

Salem est le premier Stephen King que je lis, et j’étais très enthousiasme. Cependant, en lisant le prologue (les six premières pages du livre), j’ai eu beaucoup de mal. Je ne comprenais rien et je me suis dit que finalement King n’était pas pour moi. Mais bon, six pages d’un livre, ce n’est rien pour s’en faire une idée, surtout sur un prologue. J’ai donc continué et fort heureusement !

Nous suivons donc Ben Mears, écrivain, qui revient à Jerusalem’s Lot afin d’écrire un roman sur la fameuse « maison hantée » de la ville. C’est un personnage assez mystérieux et torturé, qui a connu un drame dans sa vie qu’il n’arrive pas à oublier. Il est envouté par la fameuse maison « hantée » qu’il n’a pas oublié depuis son enfance.

Mais bien que Ben tienne une grande place dans ce roman, finalement le personnage principal de ce livre est cette petite ville du Maine et ses habitants. On suit certains habitants de la ville, d’autres plus que d’autres, notamment Susan Nortan, une jeune femme assez rebelle pour son époque (les années 70) et qui n’accepte pas les décisions que sa mère essaye de prendre pour elle.

L’arrivée de Ben dans cette petite ville provinciale crée l’événement, mais ce n’est rien comparer aux deux collaborateurs qui s’installent dans la maison « hantée ». Surtout que des événements étranges vont arriver, les uns après les autres, et semer la terreur dans cette petite ville si calme.

Progressivement, Stephen King arrive à créer une atmosphère de terreur, pesante, iréelle. Les scènes sont si bien décrites qu’on arrive à s’imaginer que le mal est dans notre maison ! D’ailleurs, ce mal est un vrai mystère dans ce livre, et ce n’est qu’au milieu du roman qu’il portera un nom, nom qui m’a fort étonné et dont je n’aurai jamais pensé ! Stephen King a su jouer avec nous en nous donnant des fausses pistes !

Je ne peux pas en dire plus, sans vous en dévoiler de trop, il ne vous reste plus qu’à lire Salem, si ce n’est pas déjà fait, afin de savoir quel mystère se cache dans cette ville.

Une citation pour finir :

P130 : « Un frisson le parcourut, il regarda l’herbe en plastique d’un vert cru et se demanda pourquoi on croyait bon de mettre ça à chaque enterrement. Ce gazon ressemblait exactement à ce qu’il était : une imitation bon marché de la vie, destinée à cacher à ceux qui vivaient encore les lourdes mottes de terre brune de leur dernière demeure. »