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Nos étoiles contraires, John Green

Nos-etoiles-contraires

Présentation de l’éditeur

C’est l’histoire d’Hazel Grace, 16 ans, et d’Augustus, 17 ans. Lorsqu’ils se rencontrent, Hazel est atteinte d’un cancer incurable : selon ses propres mots elle est « une grenade dégoupillée » qui a peur d’exploser. Augustus, lui, est en rémission et il a peur de l’oubli comme un aveugle a peur du noir. Leur complicité pleine d’humour nous entraîne par delà leur maladie dans une magnifique histoire d’amitié et d’amour qui nous fait furieusement aimer la vie… et on en redemande.

L’auteur

JohnGreen
Auteur américain, commentateur radio et critique pour la presse. Également créateur avec son frère d’un projet de blog vidéo : Brotherhood 2.0. puis ‘vlogbrothers, à regarder sur Youtube (pourquoi suis-je si nulle en anglais???).
Son premier roman : Qui es-tu Alaska? a reçu le prix d’honneur du Michael L.Printz Award.

Le livre

Éditions Nathan – A paraitre le 21/02/2013
Format broché – 336 pages
J’aime beaucoup la couverture avec tous les petits mots gribouillés partout!

Mon avis

Un mot me vient à l’esprit pour décrire ce livre c’est : ÉMOUVANT.

Je ressors de cette lecture toute chamboulée, pas seulement à cause du thème de la maladie qui est abordée, mais aussi à cause des personnages, leurs relations, leurs vies…
Bon je le dis tout de suite, ce livre est un coup de cœur, première lecture de 2013, l’année commence bien. Le souci avec mes coups de cœur, c’est que j’ai énormément de mal à rédiger mes avis, je veux absolument écrire quelque chose de beau afin de mettre le livre en valeur et de donner au plus de monde possible l’envie de le découvrir. Et donc forcement en me mettant à chaque fois cette pression, je bloque!!!! Mais bon je vais essayer quand même!

C’est la première fois que je lis cet auteur, John Green, bien que « Où es-tu Alaska? » dort depuis un moment dans ma PAL, mais plus pour longtemps je crois! Parce que voilà, la plume de John Green est belle, authentique, toute en finesse, en métaphore et en philosophie. Dès les premières pages, j’ai été conquise par l’écriture, très directe et franche. Le livre est du point de vue d’Hazel Grace, une adolescente de 16 ans atteinte d’un cancer de la thyroïde qui s’est propagée dans ses poumons et elle ne peut se déplacer sans sa bonbonne d’oxygène. Hazel est assez franche pour parler de sa vie et surtout de son cancer, et fait preuve d’humour (noir) face à sa malade.  Durant les 10 premières pages, je n’ai pas arrêté de stopper ma lecture pour lire les passages à mon chéri, tellement j’ai tout de suite adhéré à l’écriture! Bon j’ai fini par arrêter car sinon je n’allais jamais finir le livre!

Tout commence avec un groupe de soutien pour malades, qu’Hazel fréquente sous l’obligation de sa mère qui pense qu’elle est dépressive. C’est là qu’Hazel va rencontrer Augustus, 17 ans, atteint d’un ostéosarcome mais en rémission depuis 1 an et demi. S’il est là, c’est uniquement pour accompagner son ami Isaac, atteint d’un cancer de l’œil qui lui fait perdre la vue petit à petit. Et c’est à ce moment là que « nos étoiles contraires », Hazel et Augustus, vont tomber amoureux l’un de l’autre.

Parce que oui, comme le dit l’auteur, ce n’est pas un simple livre sur le cancer, c’est avant tout un livre sur l’amour: l’amour entre deux êtres, l’amour de parents envers leur enfant, l’amour entre deux amis. et l’amour de ces deux étoiles pour la vie. Nous suivons l’évolution de ces personnages, leurs vies, leurs peurs et leur quête : car Hazel et Augustus ont une quête, que je ne dévoilerai pas, mais qui concerne un livre qui leur tient à cœur à tous les deux : « Une impériale affliction ». Leurs peurs sont très touchantes :Augustus a peur de l’oubli, qu’a sa mort, la vie l’oublie, il aimerai être un héros qui traverse les siècles. Quant à Hazel, elle a peur d’être une grenade et de dévaster les siens quand elle mourra.

Ce livre est déroutant car il est drôle et triste à la fois et on ne fait que de passer du rire aux larmes à chaque page! A de nombreuses reprises, j’ai lutté dans ma lecture tellement mes yeux étaient remplies de larmes, et l’instant d’après avoir un fou rire après avoir lu un passage. C’est vraiment un livre magnifique, tant par les personnages que par l’écriture.

En conclusion, ma note

5 coup de coeur

Comme je l’ai dit, un coup de cœur. Un livre émouvant où l’on rit et l’on pleure, avec des personnages attachants et vrais. Une magnifique plume authentique, pleine de poésie, de métaphore mais qui peut être très directe parfois!

Quelques citations

Alors là je dois dire que c’est très dur de choisir des citations car mon livre est rempli de bout de papiers pour marquer mes passages favoris (limite c’est le livre entier!!!), mais bon en voici quelques unes:

p10 :  » Le groupe était formé d’une brochette de guignols plus ou moins mal en point dont la composition changeait régulièrement. Pourquoi changeait-elle? Un effet secondaire de la mort. « 

p26 :  » Tant qu’on ne l’allume pas, la cigarette ne tue pas, a-t-il déclaré [...] Et je n’en ai jamais allumé une seule de ma vie. C’est une sorte de métaphore. Tu glisses le truc qui tue entre tes lèvres, mais tu ne lui donnes pas le pouvoir de te tuer. « 

p56 : « Après tout, les jeunes atteints d’un cancer son les effets secondaires des mutations incessantes qui permettent la diversité de la vie sur terre. « 

p105 : « J’ai l’impression d’être une grenade, maman. Je suis une grenade dégoupillée et, à un moment donné, je vais exploser. Alors j’aimerai autant limiter le nombre de victimes ! [...] Je suis une grenade, ai-je répété. Je ne veux pas voir de gens. Je veux lire des livres, réfléchir et être avec vous, parce que vous, je ne peux pas faire autrement que de vous faire du mal, vous êtes déjà dedans jusqu’au cou. Alors laissez-moi faire ce que je veux. Je ne fais pas une dépression. Je n’ai pas besoin de sortit. Et je ne veux pas être une ado normale parce que je suis une grenade. « 

p131 :  » Je suis tombée amoureuse pendant qu’il lisait, comme on s’endort: d’abord tout doucement et puis tout d’un coup. « 

p245 :  » Il est infiniment difficile de garder sa dignité quand la lumière du soleil levant est trop vive à nos yeux en perdition.  »

p 272 :  » Quand on est admis aux urgences, une des premières choses qu’on vous demande, c’est d’évaluer votre douleur sur une échelle de un à dix. [...] J’avais dit neuf parce que je gardais le dix en réserve. Et voilà qu’il était là, cet énorme et terrible dix, qui me giflait à tour de bras tandis que j’étais allongée sur mon lit à regarder le plafond, les vagues de douleur me projetant contre les rochers, puis me tirant en arrière vers le large pour mieux me rejeter contre la paroi déchiquetée de la falaise, me laissant flotter à la surface, le visage tourné vers l’eau, sans me noyer. « 

p321 :  » D’accord, je n’écris peut-être pas aussi mal que ça. Mais je n’arrive pas à rassembler mes idées, Van Houten. Mes pensées sont des étoiles qui ne veulent plus former de constellations. « 

Petits plus

Je remercie les éditions Nathan pour cette magnifique découverte.

N’hésitez pas à visiter Le site de l’auteur.

Beaucoup d’avis pour ce livre et pour le moment, je n’en ai vu que des positifs! Mya , Moody, Archessia Et pleins d’autres à découvrir en tapant « Nos étoiles contraires » sur votre moteur de recherche!!!

Je t’attendais, Judith Uyterlinde

Présentation de l’éditeur 

Je suis une femme au début de sa vie, qui veut tout : un bel amour, des amis, un travail passionnant. Et un bébé. Mais les choses se compliquent. Je fais une fausse couche. Le doute s’installe. Je tente alors tout et qui est possible. Enfin c’est la fécondation in vitro : une, puis deux, et encore une. En vain. L’homme de ma vie ne réagit pas comme je le voudrais. Autour de moi, personne ne sait comment me parler. Tout me blesse : les landaus, les sourires des femmes enceintes, les paroles maladroites, les silences. Dois-je me résigner ? Ce désir sans fin et douloureux va-t-il diriger ma vie ? Je suis envahie par la rage, le doute, la jalousie. Ma vie me glisse entre les doigts. Jusqu’ au jour où tout bascule. Ce livre est mon histoire, mais c’est aussi celle de milliers de couples qui ne réussissent pas à concevoir un bébé. J’ai voulu vous raconter ce chemin sans rien cacher : Avec humour, parce que c’est ma nature. Avec tendresse, parce que sans amour on ne fait rien.

L’auteur

Judith Uyterlinde est journaliste  et éditrice aux Pays-Bas. Il s’agit de son premier livre, son témoignage.

Mon avis

Une fois commencé, il est très difficile d’arrêter la lecture de ce livre, qui nous prend tout de suite au cœur. Judith est confrontée à la chose la plus horrible que toute femme appréhende : celui de ne pas réussir à avoir d’enfants. A travers ce récit, on va ressentir toutes ses émotions durant les pires années de sa vie. Judith est une femme comme les autres qui va un jour ressentir le « désir d’enfant », et ce désir, ce rêve de la plupart des femmes va vite se transformer en cauchemar.

Ce n’est pas un livre pour s’apitoyer sur son sort, mais un livre pour exposer ce qu’elle a ressenti, pour expliquer pourquoi elle s’est petit à petit, éloigner des êtres les plus chers pour elle. Un livre pour en quelque sorte, faire comprendre aux gens ce que peut ressentir une femme qui traverse ces moments là afin qu’ils ne les abandonnent pas.

A travers ce livre, Judith va expliquer toutes les émotions qu’elle a ressenties : le déni tout d’abord, la déprime, la colère et finalement, l’acceptation après s’être battue toutes ces années.

En conclusion, ma note

Un livre touchant et émouvant, à lire absolument, que l’on soit maman ou non, confrontée ou non, car malheureusement, le thème abordé est fréquent, et que l’on connait tous dans son entourage, une personne confrontée dans ce malheur de ne pouvoir donner la vie.

Quelques citations 

P31 : «  Je n’ai jamais subi d’opération. « Ce n’est pas une opération, ce n’est qu’une petite intervention », me rassure l’infirmière. Je dois mettre une culotte jetable, la chemise de nuit rêche de l’hôpital et un bonnet de douche tout à fait ridicule. « Pour des questions d’hygiène », explique l’infirmière. Je dois également enlever ma bague, mon collier et ma montre. Dans la salle d’opération, je n’ai droit à aucun effet personnel. C’est un avant goût de l’anesthésie : on me fait déjà un peu disparaitre. »

P87 : « Si l’homme, lui aussi, peut douter de ses facultés à procréer, chez lui le problème est d’un autre ordre : il est moins intime. Sa contribution se résume à une simple éjaculation, c’est tout.  Son humeur n’est pas soumise aux variations de ses hormones. Les douleurs menstruelles, les désagréments de la grossesse, la douleur de l’accouchement, tout cela lui est épargné.  Il peut consacrer toute son énergie à d’autres occupations, sociales ou professionnelles, car il n’y a que la maladie qui lui rappelle qu’il est aussi un corps. La femme est l’homme sont égaux devant la maladie. En revanche, la femme souffre de ses règles cinq jours par mois, soixante jours par an, et cela pendant au moins trente ans. Ce qui fait mille huit cents jours au total, c’est-à-dire à peu près cinq ans ! Si elle a eu deux ou trois enfants, il faut compter deux bonnes années de plus. Durant sept ans en moyenne, la femme est soumise à son propre corps. « Mais c’est tellement gratifiant ! » vous affirmeront celles qui savent. »

P134 : « Certains ont subi les pires exactions et sont parvenus, malgré tout, à garder leur dignité. Comparés à eux, mes petits malheurs sont finalement bien insignifiants. J’ai beau savoir tout cela, le cœur n’écoute pas toujours la raison. Parfois, il l’emporte et la raison suit, péniblement. Parfois les deux perdent le nord et se mettent à tourner en rond dans la plus grande confusion ! Comme le linge dans une machine à laver. Mon pauvre moi est meurtri, blessé, recroquevillé. Comment m’en sortir ? Je voudrais flotter au vent, respirer l’air pur, m’enivrer des vastes horizons. »

Petits plus

Actuellement, le livre est en tirage épuisé chez tous les points de vente. Pocket le réédite en format poche, sous un nouveau titre : «Chronique d’un désir d’enfant ». Il sera disponible le 5 janvier 2012.

La nostalgie de l’ange, Alice Sebold

Présentation de l’éditeur:

Le viol et le meurtre de la petite Susie sont sans doute les souvenirs les plus effroyables qu’elle ait emmenés au paradis. Mais la vie se poursuit en bas pour les êtres que Susie a quittés, et elle a maintenant le pouvoir de tout regarder et de tout savoir. Elle assiste à l’enquête, aux dramatiques frissons qui secouent sa famille. Elle voit son meurtrier, ses amis du collège, elle voit son petit frère grandir, sa petite soeur la dépasser. Elle observe, au bord du ciel, pendant des années, la blessure des siens, d’abord béante, puis sa lente cicatrisation… Habité d’une invincible nostalgie, l’ange pourra enfin quitter ce monde dans la paix.

Mon avis :

Il y a des livres qu’on va lire, qu’on va aimer, mais qui au bout de quelques temps, on va oublier. Et puis il y a quelque livres qui malgré les années, resterons dans notre esprit. Et bien je pense que pour moi, ce livre fera partie de la deuxième catégorie.

Le thème de ce livre est affreux : le viol et le meurtre d’une adolescente de 14 ans. Cependant, malgré certains passages d’une grande tristesse, c’est un livre qui parle de la famille et surtout, de l’amour qui unit les membres d’une même famille. Il parle de la vie d’une adolescente ordinaire grâce aux nombreux flash-back que nous révèle Susie sur sa vie d’avant.

Ce livre est écrit selon le regard de Susie, qui depuis son paradis, observe sa famille est ses proches.

Elle regarde son père qui tombe dans le désespoir et qui essaye par tous les moyens, de faire comprendre aux policiers qui est l’assassin de sa fille, leur voisin.

Elle regarde sa mère qui peu à peu, s’éloigne et quitte sa famille.

Elle regarde sa grand-mère maternelle qui dans ses souvenirs est une grand mère un peu loufoque qui a tendance à être trop portée sur la bouteille, mais qui se révèle être une personne sur qui l’on peut compter pour essayer de faire revivre cette famille.

Elle regarde son petit frère qui n’avait que 4 ans lorsqu’elle est morte et qui ne comprenait pas ce qui se passait autour de lui.

Elle regarde son premier et unique amour et le regrette énormément.

Elle regarde une ancienne camarade de classe, avec qui elle est unie et qui a un don de sentir les morts.

Et surtout, elle regarde sa soeur de 13 ans, Lindsey,  et à travers elle, elle va vivre son adolescence et sa vie de femme.

C’est un livre formidable sur la compréhension des liens unissant une famille. Mais aussi, un livre sur une adolescente qui aurait aimé pouvoir faire tout ce que sa soeur vie et qui parfois, envie la place de sa soeur, ce qui est tout à fait normal et ce qui prouve que malgré tout, elle reste une adolescente normale.

C’est aussi sur l’histoire de Lindsey, la fille vivante qui vit dans l’ombre de sa soeur et qui vit très mal cette séparation.

L’écriture est vraiment très fluide, et malgré des moments difficiles, ce livre n’est pas un mélodrame. L’auteur a vraiment su trouver les bons mots pour exprimer ce que ressent chacune des personnes de l’entourage de Susie.

Je recommande fortement la lecture de ce livre pour ceux qui ne l’ont pas encore lu.

L’échappée belle, Anna Gavalda

Présentation de l’éditeur:

Simon, Garance et Lola, trois frères et soeurs devenus grands (vieux ?), s’enfuient d’un mariage de famille qui s’annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier d’un château pendu au fin fond de la campagne tourangelle. Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s’offrir une dernière vraie belle journée d’enfance volée à leur vie d’adultes. Légère, tendre, drôle, L’Echappée belle, cinquième livre d’Anna Gavalda aux éditions Le Dilettante, est un hommage aux fratries heureuses, aux belles-soeurs pénibles, à Dario Moreno, aux petits vins de Loire et à la boulangerie Pidoune.


Mon avis :

Ce livre est à lire quand on un petit coup de blues, le cafard, une petite déprime. Il est plein de choses à la fois : drôle, émouvant, léger.

J’aurai cependant aimé qu’il soit un peu plus long, qu’on puisse en savoir un peu plus sur les personnages. Mais cela peut aussi permettre de le relire quand on en a envie. J’aime beaucoup le personnage de Garance avec sa répartie et aussi  Carine, la femme de Simon qui avec tout ses commentaires, fait pensé à beaucoup de personnes de la vrai vie.

Bref un petit livre très sympathique que je recommande fortemment!