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La vie, Régis de Sa Moreira

La vie

Présentation de l’éditeur

Des personnages se succèdent et se croisent, auxquels on s’attache le temps de quelques lignes, d’une pensée, d’un fragment d’histoire, par une fenêtre ou un rideau, un souvenir, un quai de métro, un souffle, tout ce qui tisse le fil du hasard.
L’étudiante, le jardinier, la star, l’astronaute, l’enfant, le boulanger, le prof d’histoire, et même des morts ou le Pape… ont pourtant un point commun : cette vie continue, qui coule, circule d’âme en âme, et nous relie.
Pris de vivacité et de fraîcheur, on entre surpris, promené comme à la marelle par un texte profond et tendrement drôle. Vite on en savoure chaque paragraphe, on le relit, on reconnaît les personnages, on se demande où cela va nous mener.
Peu à peu, on devient l’autre, tous les autres, le texte déborde nos vies. On se surprend à regarder autour de soi, à observer son voisin.
La vie est un miraculeux hommage à la communion muette des âmes, à notre humanité.

 

L’auteur

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Régis de Sá Moreira est né en 1973. Après Pas de temps à perdre (lauréat du Prix Le Livre Élu en 2002), Zéro tués, Le Libraire et Mari et femme, La vie est son cinquième roman.  (source : Au Diable Vauvert).

 

Le livre

Editions Au Diable Vauvert – Paru le 22/08/12

Format broché – 119 pages

Une couverture toute simple où chaque lettre est connectée à une autre comme dans un arbre, ce qui reflète exactement le texte de ce livre.

 

Mon avis

J’ai lu ce livre entre deux grandes périodes de lecture de littérature jeunesse, fantasy, dystopie et jeunes adultes car j’avais besoin d’un livre qui me ramène à la réalité. D’autant plus qu’un livre qui prône la vie en peu de pages, cela était bien parti! Malheureusement, le livre n’a pas eu l’effet  escompté pour moi!

Dès la première page, j’ai été conquise par l’originalité de l’écriture où l’on passe des pensées d’un personnage à un autre avec comme fil conducteur un simple mot en fin de paragraphe. Cela nous donne accès aux pensées des gens à cet instant T comme tout à chacun dans la vie. Puis nous passons à un autre : chaque paragraphe concerne une personne différente : homme, femme, enfant, étudiant, bébé, suicidaire, personne décédée… bref tout un panel de personnages.

Malgré tout, passé cette originalité, le livre m’a ennuyé! En effet, finalement aucune histoire ne se détache de ce roman, aucun personnage auquel on pourrait se rattacher, cela m’a manqué. Alors oui, c’est sûr qu’il s’agit d’un livre sur la vie en générale, vie assez banale comme dans la plupart des cas. Cependant, je m’attendais à une fin où tout serait lié par quelque chose mais non, le livre se termine comme il a commencé, simplement sur la vie.

En conclusion, ma note

2,5
Malgré l’originalité du style et de la plume de l’auteur, je n’ai pas accroché à ce livre par le manque d’histoire et par le manque d’attachement aux personnages puisque ceux-ci n’apparaissent que pour quelques lignes.

Quelques citations

p66 : “L’être humain veut toujours être là où il n’est pas. La réalité n’a aucune chance contre l’imagination, elle perd à tous les coups la pauvre, sa seule consolation c’est d’être réelle. Je rêve d’Angelina Jolie et je me réveille avec une nouille dont je ne sais même pas le nom, elle a beau être réelle, je préfère quand je rêve. Est-ce que je rêverai d’une nouille si je dormais avec Angelina Jolie ?…”

p76 : “Je me suis demandée ce qu’il me voulait cet ostrogoth, jusqu’à ce que je réalise que je le regardais aussi. Nos yeux savent des choses que nos esprits nous cachent.”

Petits plus

N’hésitez pas à aller découvrir un avis plus positif que le mien, puisque Mya Rosa a adoré ce roman!

L’Alpha, Nadia Bouzid

Présentation de l’éditeur

Depuis qu’elle s’est réveillée dans cette maison sinistre et encombrée de vieilleries poussiéreuses, Léo a l’impression de vivre hors du monde. Mais elle n’a pas vraiment le choix depuis qu’un incendie a ravagé son immeuble et qu’elle a échoué à L’Alpha, le vieux cinéma d’art et d’essai du quartier. Andréa, la propriétaire, lui a proposé un étrange marché : la loger en échange d’un travail… qui tarde à venir.
En attendant, Léo se voit confier des tâches plus absurdes et insensées les unes que les autres. Andréa est impénétrable, autoritaire, souvent bizarre. Inquiétante à l’image de sa maison, où elle se déplace en silence, surgissant à l’improviste. Bientôt, Léo a l’impression d’être surveillée par les murs eux-mêmes et finit par ne plus savoir qui elle est, ni ce qu’elle fait là.
Que lui veut Andréa ? Pourquoi personne ne doit-il savoir où elle vit ? Quels sont ces bruits qu’elle entend dans la maison ?

Après Quand Beretta est morte (Grasset, 2008), Nadia Bouzid propose avec L’Alpha un roman à énigme qui oscille entre fantastique et dépossession psychologique aux frontières de la folie, une sorte de Psychose urbain et contemporain.

L’auteur

« Nadia Bouzid est née en 1970 à Strasbourg. Elle a successivement professeur de philosophie, modèle aux Beaux-Arts, factrice, gardienne de musée au Louvre, régisseuse cinéma. Elle travaille actuellement aux Archives nationale. » (source : Amazon).

Premier roman : Quand Beretta est morte, paru aux éditions Grasset en mars 2008.

Le livre

Éditions Plon paru le 16/08/2012.

Broché – 180 pages

Mon avis

Parmi les livres de la rentrée littéraire, c’est celui qui me faisait le plus envie et malheureusement, pour le moment, c’est celui auquel j’ai le moins accroché.

L’histoire commence tout de suite par le réveil de Léo dans sa nouvelle demeure. Elle est la narratrice de son histoire et malgré cela on ne la connait pas vraiment. Tout le long de ma lecture, je me suis demandé ce que l’auteure voulait nous faire passer et je n’ai pas réussi à le cerner.  Je ne vais pas vous parler de l’intrigue car j’aurais peur de trop en dévoiler mais je peux vous dire qu’on suit Léo dans sa nouvelle maison/vie qui a pour propriétaire Andréa. Celle-ci devient de plus en plus étrange tout au long du livre. Parmi les autres personnages (il y en a très peu) seule Sonia a retenu mon attention par son excentricité, mais je l’ai trouvée trop cliché et je n’ai pas vraiment compris son rôle dans l’histoire. J’ai juste eu l’impression que l’auteure cherchait à rajouter des personnages qui, à mon sens, trouvent mal leur place dans l’intrigue.
Cela dit  j’ai bien aimé le thème de la dépossession de soi : Le fait que petit à petit, Léo ne se sente plus vraiment elle même, qu’elle a l’impression de n’être que la marionnette d’Andréa. Néanmoins, je me pose une question :  est-ce que Léo s’est sentie elle-même une seule fois dans sa vie ? Je pense qu’il faut lire le livre pour comprendre ce que je veux dire, mais, j’ai vraiment eu du mal à cerner ce personnage.
Par contre j’ai vraiment trouvé que l’histoire était trop courte.ça  peut être bien parfois mais ici je pense que l’auteur aurait pu plus pousser son intrigue, j’ai eu l’impression de rester sur ma faim, il m’a manqué des explications comme par exemple le fait de savoir si l’incendie de l’immeuble de Camille était volontaire ou non, ou encore qui est vraiment cette Léo. En fermant le livre, j’ai vraiment l’impression que ce personnage cache encore bien des choses que j’aurai aimé connaître !
Une chose me titille quand même : la quatrième de couverture fait mention d’un genre fantastique, or il n’en est pas question du tout, ce qui pourrait décevoir d’éventuels lecteurs.

Pour conclure, ce livre n’est pas désagréable mais personnellement je n’ai pas été véritablement séduite.

En conclusion, ma note

Je trouve dommage que l’histoire ne soit pas plus poussée, et j’ai eu beaucoup de mal à cerner les personnages de ce livre.

Quelques citations

p37 : «  – Vous vous rappelez, tout à l’heure, vous vouliez que je vous donne du travail, eh bien voilà, je vous en donne: vous allez lire Les Hauts de Hurlevent. A votre rythme, hein. Je veux simplement que vous le lisez, du début jusqu’à la fin. A côté de ça, vous pouvez faire ce que vous voulez et lire tous les livres que vous voulez [...]

- Mon travail, c’est de lire ce livre, c’est ça que vous êtes en train de me dire?

Elle fait oui de la tête.

- Vous n’êtes pas en train de vous moquez de moi par hasard?

Elle a secoué la tête dans l’autre sens, avec le même air sérieux. »

p57 : « Tout ce qu’elle disait, elle le revêtait d’une assurance d’adulte, alors que, moi, je n’avais pas de centre d’intérêt particulier et qu’en plus de ça, j’étais toujours en train de douter de ce que je faisais. Je n’étais pas finie, j’étais en chantier et il y avait encore tellement de travail pour faire de moi quelque chose de valable que, la plupart du temps, j’étais dépassée et je ne savais pas par où commencer. »

Petits plus

Je remercie la librairie Dialogues et les éditions Plon pour m’avoir permis de découvrir ce roman de la rentrée littéraire.

La nuit du Solstice, L.J.Smith (intégrale)

Présentation de l’éditeur

La maison sur la colline est un lieu étrange. Irrésistiblement attirée par le mystère qui s’en dégage, Claudia implore sa grande sœur, Alys, ainsi que ses amis, les jumeaux Charles et Janie, de l’y accompagner. Là-bas, grâce à une formule obscure qui leur permet de traverser les miroirs, ils sont transportés dans un autre univers, le Féerie, où la magie règne. Un monde où la sorcière Morgana, gardienne des portes, a disparu.

Or le solstice d’hiver approche, seul moment d’ouverture du dernier passage.

Et maintenant que les portes ne sont plus gardées, le terrible mage noir Cadal prévoit de l’utiliser pour envahir et asservir les humains. Pour l’en empêcher, Claudia, Alys, Charles et Janie vont devoir libérer Morgana, retenue prisonnière par un sombre enchantement. Mais comment retrouver la sorcière protectrice dans ce monde aussi étranger qu’imprévisible?

Trouver le passage ou se perdre à jamais…

L’auteur

Auteure de sagas fantastiques young adults :

  •   Night World : 10 tomes actuellement, dont 8 sortis en France.
  •   Le journal d’un vampire : 7 tomes.
  •   Le cercle secret : 3 tomes
  •   Un jeu interdit : 3 tomes (la trilogie est réunie sous forme d’un livre unique aux éditions Michel Lafon). Mon avis ici.
  •   Prémonitions : 3 tomes (la trilogie est réunie sous forme d’un livre unique aux éditions Michel Lafon).

Le livre

Editions Michel Lafon.

Deux tome en 1 : Solstice d’hiver et Un cœur indompté – 489 pages – Broché

Un couverture magnifique, je me suis laissée prendre par cette sublime couverture, mais malheureusement, le contenu n’est pas à la hauteur de celle-ci.

Mon avis

Voilà le quatrième livre de L.J.Smith. Le premier avec l’auteur fut le premier tome du journal d’un vampire, que j’ai tout simplement pas fini tellement je n’ai pas aimé (d’ailleurs j’ai du le lire il y a 3 ans et pour tout vous dire je ne m’en souvient même plus). Je me suis laissée prendre avec Un jeu interdit et le premier tome de Nightworld, qui se lisent assez bien malgré quelques éléments qui m’ont rebuté (personnages pour le premier, manque d’intrigue pour le second). Alors au vu de cette couverture, je n’ai pas hésiter longtemps avant d’entamer ce livre.

Le point positif c’est que les éditions Michel Lafon font souvent des intégrales et donc nous voici avec les deux tomes réunis dans un seul livre. Comme vous avez pu vous en douter plus haut, je n’ai pas accroché à cette lecture, quoique je peux modérer ce propos pour le second tome.

Parlons d’abord du premier tome : j’ai mis très longtemps à le finir, tellement je ne suis pas rentrée une seule minute dans l’histoire. Le début m’a semblé trop familier avec Narnia : quatre frères et sœurs qui vont découvrir un nouveau monde dont la plus petite sera la plus sensible à la magie de ce nouveau monde. Bref un peu déjà vu. Ensuite ce que je reproche c’est que je pensais découvrir vraiment un univers avec Féerie mais malheureusement, l’auteur ne s’attarde pas en description de ce monde.Tout s’enchaine vite sans vraiment d’explications. Les personnages sont peu développés également. Bref un premier tome pas du tout abouti à mon goût.

Pour le second tome, c’est exactement la même chose. A cela près qu’il traite un peu de Merlin et des Chevaliers de la table ronde. Et je dois dire que là, enfin, on a des détails ! J’ai beaucoup aimé ces passages et je pense que c’est pour cela que j’ai lu ce second tome plus vite : pour pouvoir les retrouver et avoir la suite!

Pour finir il faut savoir que cette saga est l’une des toutes premières, et je crois bien la première de l’auteure ce qui peut modérer mon avis!

En conclusion, ma note

Une déception tant par les personnages que par le déroulement de l’intrigue et le manque de descriptions.

Petits plus

Je remercie les éditions Michel Lafon pour ce partenariat.

Si vous voulez d’autres avis, c’est par ici:

Livre lu dans le cadre:

9/24

Les cœurs fêlés, Gayle Forman

 

Présentation de l’éditeur :

Pour Brit, du haut de ses seize ans, ce cauchemar devient réel quand son père la conduit de force à Red Rock, un centre de redressement qui prétend mater les enfants rebelles. Brit doit y suivre une thérapie pour guérir des maux qui n’existent que dans la tête de son père.
Dans cet enfer d’humiliations et de brimades, Brit se raccroche à des amies qui vont l’empêcher de sombrer dans la folie. Des amies qui vont l’aider à survivre. Ensemble elles vont se redresser. Ensemble elles vont résister.

Mon avis :

Tout d’abord un grand merci à  et aux éditions pour ce partenariat.

 

Autant le dire tout de suite, j’ai été déçue par cette lecture. Déçue car « Si je reste » du même auteur avait été un véritable coup de cœur pour moi, j’en attendais donc beaucoup de ce roman.

 

Mais voilà, beaucoup de clichés dans ce livre, notamment l’héroïne Brit. Brit, un peu rebelle, haïssant sa belle mère qu’elle surnomme « Le Monstre », jouant dans un groupe de rock, qui se voit incarcérer dans ce camp de redressement. De là, elle va se lier d’amitié avec des pensionnaires ayant chacune une histoire différente : celle qui doit perdre du poids, celle qui est homosexuelle, celle qui se cherche, celle qui ne se respecte pas… Elles vont toutes s’unir pour lutter contre ce camp aux méthodes douteuses, prônant l’humiliation comme thérapie.

 

C’est un livre simple qui se lit très vite. J’ai avancé dans la lecture mais sans avoir accroché une seule fois. J’ai trouvé tout trop simple, trop prévisible.

La seule action qui aurait pu me faire sortir de cet avis, c’est lorsque les filles vont essayer de dénoncer cet établissement. Mais là encore, tout parait trop facile pour un établissement qui se dit d’être toujours à surveiller ses pensionnaires.

 

Comme dit à la fin du livre par une note de l’auteur, elle a écrit ce livre pour dénoncer ces camps et leurs méthodes. Mais j’ai trouvé ça vraiment léger ce qui est fort dommage car la base du livre était très bonne.

 

Bref, j’ai vraiment du mal à donner mon ressenti et je m’en excuse, en tout cas, j’ai été déçue par le livre que j’ai trouvé vraiment trop prévisible et simple, et je pense qu’il ne va pas rester en mémoire très longtemps.

Démons, Royce Buckingham

 

Présentation de l’éditeur :

Nat est devenu gardien de démons depuis que son mentor a disparu, il y a un mois. Mais ce n’est pas si dur, après tout. La plupart des démons sont pénibles mais inoffensifs. Enfin, sauf la Bête enfermée dans la cave. Et puis Nat a des instructions claires. Par exemple : pas de fille quand on est gardien. Sauf qu’un soir Nat oublie ses bonnes résolutions et tout part en vrille : la maison est cambriolée et la Bête s’échappe.

Mon avis :

J’ai été tenté par ce livre à cause de 2 forumeuses : Aurore et Taylor, dont je vous ai mis les avis. Et puis il faut dire que la couverture avec cet adorable démon fait aussi son effet !

Mais j’ai malheureusement été déçue par ce livre. Peut être en attendais-je trop, je ne sais pas. Toujours est-il que tout est dans la quatrième de couverture, il n’y a aucune surprise.

Alors oui, il est assez comique par moments, oui les démons sont attachants, oui Nat et Sandy sont attachants également, mais ça s’arrête là.

Et puis je dois l’avouer, j’ai du mal à savoir pour quel public s’adresse ce livre. Il est écrit simplement, donc on pourrait penser pour les plus jeunes, mais le souci, c’est que je trouve qu’il y a des scènes assez sensibles pour un public jeune, notamment quand la Bête dévore des enfants. Bon après, c’est peut être aussi ma sensibilité qui me fait dire ça, car il est vrai que la plupart des contes pour enfants ne font pas dans la dentelle.

En conclusion, c’est un livre qui se laisse malgré tout lire, mais auquel il ne faut pas en entendre trop pour apprécier la lecture.

Et une petite illustration pour finir, faite par mon chéri, afin que je garde une trace du joli petit démon une fois que j’aurai rendu ce livre :