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L’herbier des fées, Benjamin Lacombe et Sébastien Perez

L'herbier des fées

Présentation de l’éditeur

L’Herbier des Fées est le carnet intime d’un éminent botaniste russe. Détaché du cabinet des sciences occultes de Raspoutine, ses recherches le mènent en 1914 en forêt de Brocéliande, célèbre pour ses plantes médicinales et ses légendes. Ce qu’il découvre dans ces bois va bouleverser sa vie à jamais.
Sur ce thème fantastique qui mêle merveilles botaniques et personnages imaginaires, les auteurs vous entraînent dans un univers exceptionnel.
Peintures à l’huile, dessins à la plume, planches aquarellées, fac-similés de daguerréotypes s’épanouissent, par un jeu de calques et de découpes au laser en un livre d’une grande exigence.
Le livre numérique, quant à lui, propose une immersion totale dans ce monde et cette histoire fabuleuse, à l’aide de programmes interactifs, d’animations et de courts métrages à la qualité exceptionnelle spécialement créés pour l’occasion par Benjamin Lacombe en collaboration avec le célèbre studio d’animation français PrimaLinea et donnant corps, mouvements et son à cet univers féérique.

Mon avis

J’aime beaucoup l’univers de Benjamin Lacombe, je parcours régulièrement son blog ainsi que son site internet et finalement je me suis rendue compte que je n’avais pas encore lu une de ses œuvres!!!!
Voilà cela est rectifié grâce à mon dernier achat sur Itunes : la version numérique de l’herbier des fées.
Parlons tout d’abord du format : numérique. Je dois dire qu’il est vraiment très intéressant de découvrir des livres illustrés en numérique, surtout celui-ci. Car ce n’est pas juste un ebook, c’est un livre interactif. 3 jolies mélodies tournant en boucle nous accompagne durant cette lecture, et le choix est très approprié. Le livre étant assez mystérieux et fantastique, ces mélodies rajoutent une note de féérie. Ensuite, à chaque page, il suffit de toucher des éléments pour voir des notes apparaitre, des légendes, ou tout simplement un autre dessin! Pour finir, le livre contient aussi des petites séquences vidéos très réussies.
Concernant l’histoire j’ai été surprise. Car voyez-vous, en lisant le titre, je pensais juste avoir un livre illustré sur les plantes et autres créatures, nous donnant des explications sur celles-ci. Et bien non, ce n’est pas que ça! Car à travers ces éléments, nous suivons le botanique qui fait justement ces découvertes et nous suivons en même temps que lui l’avancée de ses recherches grâce à son journal intime, mais également grâce aux lettres échangées avec son entourage.
Pour finir, le dessin! Bon et bien là pas de surprise, comme je le savais bien avant d’avoir ouvert le livre, j’ai été conquise par les illustrations! Benjamin Lacombe a un style particulier bien à lui qui fait que l’on reconnait tout de suite ses dessins. Et ce livre regorge d’illustrations plus belles les unes que les autres. J’ai apprécié à la fin du livre d’avoir accès au storyboard concernant les vidéos.
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En conclusion ma note

5 coup de coeur
Et oui encore un coup de cœur en ce début d’année 2013! Des dessins magnifiques, une histoire mystérieuse à découvrir et une grande interactivité grâce à la version numérique!

Petits plus

[youtube=http://youtu.be/nkEsZZfwwMY]
Si vous voulez en savoir plus, allez vite sur le site officiel du livre!
Et puis si le numérique n’est pas trop votre truc, n’hésitez surtout pas à vous procurer la version papier de ce très bel livre illustré.

Si vous avez aimé les illustrations, découvrez vite l’univers de l’auteur à travers son blog ainsi que son site internet.

Nos étoiles contraires, John Green

Nos-etoiles-contraires

Présentation de l’éditeur

C’est l’histoire d’Hazel Grace, 16 ans, et d’Augustus, 17 ans. Lorsqu’ils se rencontrent, Hazel est atteinte d’un cancer incurable : selon ses propres mots elle est « une grenade dégoupillée » qui a peur d’exploser. Augustus, lui, est en rémission et il a peur de l’oubli comme un aveugle a peur du noir. Leur complicité pleine d’humour nous entraîne par delà leur maladie dans une magnifique histoire d’amitié et d’amour qui nous fait furieusement aimer la vie… et on en redemande.

L’auteur

JohnGreen
Auteur américain, commentateur radio et critique pour la presse. Également créateur avec son frère d’un projet de blog vidéo : Brotherhood 2.0. puis ‘vlogbrothers, à regarder sur Youtube (pourquoi suis-je si nulle en anglais???).
Son premier roman : Qui es-tu Alaska? a reçu le prix d’honneur du Michael L.Printz Award.

Le livre

Éditions Nathan – A paraitre le 21/02/2013
Format broché – 336 pages
J’aime beaucoup la couverture avec tous les petits mots gribouillés partout!

Mon avis

Un mot me vient à l’esprit pour décrire ce livre c’est : ÉMOUVANT.

Je ressors de cette lecture toute chamboulée, pas seulement à cause du thème de la maladie qui est abordée, mais aussi à cause des personnages, leurs relations, leurs vies…
Bon je le dis tout de suite, ce livre est un coup de cœur, première lecture de 2013, l’année commence bien. Le souci avec mes coups de cœur, c’est que j’ai énormément de mal à rédiger mes avis, je veux absolument écrire quelque chose de beau afin de mettre le livre en valeur et de donner au plus de monde possible l’envie de le découvrir. Et donc forcement en me mettant à chaque fois cette pression, je bloque!!!! Mais bon je vais essayer quand même!

C’est la première fois que je lis cet auteur, John Green, bien que « Où es-tu Alaska? » dort depuis un moment dans ma PAL, mais plus pour longtemps je crois! Parce que voilà, la plume de John Green est belle, authentique, toute en finesse, en métaphore et en philosophie. Dès les premières pages, j’ai été conquise par l’écriture, très directe et franche. Le livre est du point de vue d’Hazel Grace, une adolescente de 16 ans atteinte d’un cancer de la thyroïde qui s’est propagée dans ses poumons et elle ne peut se déplacer sans sa bonbonne d’oxygène. Hazel est assez franche pour parler de sa vie et surtout de son cancer, et fait preuve d’humour (noir) face à sa malade.  Durant les 10 premières pages, je n’ai pas arrêté de stopper ma lecture pour lire les passages à mon chéri, tellement j’ai tout de suite adhéré à l’écriture! Bon j’ai fini par arrêter car sinon je n’allais jamais finir le livre!

Tout commence avec un groupe de soutien pour malades, qu’Hazel fréquente sous l’obligation de sa mère qui pense qu’elle est dépressive. C’est là qu’Hazel va rencontrer Augustus, 17 ans, atteint d’un ostéosarcome mais en rémission depuis 1 an et demi. S’il est là, c’est uniquement pour accompagner son ami Isaac, atteint d’un cancer de l’œil qui lui fait perdre la vue petit à petit. Et c’est à ce moment là que « nos étoiles contraires », Hazel et Augustus, vont tomber amoureux l’un de l’autre.

Parce que oui, comme le dit l’auteur, ce n’est pas un simple livre sur le cancer, c’est avant tout un livre sur l’amour: l’amour entre deux êtres, l’amour de parents envers leur enfant, l’amour entre deux amis. et l’amour de ces deux étoiles pour la vie. Nous suivons l’évolution de ces personnages, leurs vies, leurs peurs et leur quête : car Hazel et Augustus ont une quête, que je ne dévoilerai pas, mais qui concerne un livre qui leur tient à cœur à tous les deux : « Une impériale affliction ». Leurs peurs sont très touchantes :Augustus a peur de l’oubli, qu’a sa mort, la vie l’oublie, il aimerai être un héros qui traverse les siècles. Quant à Hazel, elle a peur d’être une grenade et de dévaster les siens quand elle mourra.

Ce livre est déroutant car il est drôle et triste à la fois et on ne fait que de passer du rire aux larmes à chaque page! A de nombreuses reprises, j’ai lutté dans ma lecture tellement mes yeux étaient remplies de larmes, et l’instant d’après avoir un fou rire après avoir lu un passage. C’est vraiment un livre magnifique, tant par les personnages que par l’écriture.

En conclusion, ma note

5 coup de coeur

Comme je l’ai dit, un coup de cœur. Un livre émouvant où l’on rit et l’on pleure, avec des personnages attachants et vrais. Une magnifique plume authentique, pleine de poésie, de métaphore mais qui peut être très directe parfois!

Quelques citations

Alors là je dois dire que c’est très dur de choisir des citations car mon livre est rempli de bout de papiers pour marquer mes passages favoris (limite c’est le livre entier!!!), mais bon en voici quelques unes:

p10 :  » Le groupe était formé d’une brochette de guignols plus ou moins mal en point dont la composition changeait régulièrement. Pourquoi changeait-elle? Un effet secondaire de la mort. « 

p26 :  » Tant qu’on ne l’allume pas, la cigarette ne tue pas, a-t-il déclaré [...] Et je n’en ai jamais allumé une seule de ma vie. C’est une sorte de métaphore. Tu glisses le truc qui tue entre tes lèvres, mais tu ne lui donnes pas le pouvoir de te tuer. « 

p56 : « Après tout, les jeunes atteints d’un cancer son les effets secondaires des mutations incessantes qui permettent la diversité de la vie sur terre. « 

p105 : « J’ai l’impression d’être une grenade, maman. Je suis une grenade dégoupillée et, à un moment donné, je vais exploser. Alors j’aimerai autant limiter le nombre de victimes ! [...] Je suis une grenade, ai-je répété. Je ne veux pas voir de gens. Je veux lire des livres, réfléchir et être avec vous, parce que vous, je ne peux pas faire autrement que de vous faire du mal, vous êtes déjà dedans jusqu’au cou. Alors laissez-moi faire ce que je veux. Je ne fais pas une dépression. Je n’ai pas besoin de sortit. Et je ne veux pas être une ado normale parce que je suis une grenade. « 

p131 :  » Je suis tombée amoureuse pendant qu’il lisait, comme on s’endort: d’abord tout doucement et puis tout d’un coup. « 

p245 :  » Il est infiniment difficile de garder sa dignité quand la lumière du soleil levant est trop vive à nos yeux en perdition.  »

p 272 :  » Quand on est admis aux urgences, une des premières choses qu’on vous demande, c’est d’évaluer votre douleur sur une échelle de un à dix. [...] J’avais dit neuf parce que je gardais le dix en réserve. Et voilà qu’il était là, cet énorme et terrible dix, qui me giflait à tour de bras tandis que j’étais allongée sur mon lit à regarder le plafond, les vagues de douleur me projetant contre les rochers, puis me tirant en arrière vers le large pour mieux me rejeter contre la paroi déchiquetée de la falaise, me laissant flotter à la surface, le visage tourné vers l’eau, sans me noyer. « 

p321 :  » D’accord, je n’écris peut-être pas aussi mal que ça. Mais je n’arrive pas à rassembler mes idées, Van Houten. Mes pensées sont des étoiles qui ne veulent plus former de constellations. « 

Petits plus

Je remercie les éditions Nathan pour cette magnifique découverte.

N’hésitez pas à visiter Le site de l’auteur.

Beaucoup d’avis pour ce livre et pour le moment, je n’en ai vu que des positifs! Mya , Moody, Archessia Et pleins d’autres à découvrir en tapant « Nos étoiles contraires » sur votre moteur de recherche!!!

Rose tome 2: Rose et la princesse disparue, Holly Webb

Présentation de l’éditeur

Rose poursuit ses cours de magie auprès de Mr Fountain dans une atmosphère pesante. En effet, Jane, princesse préférée du peuple, vient d’être kidnappée par la sorcière Miss Sparrow. Rassemblant son courage et ses pouvoirs, et avec l’aide de ses amis magiciens, Rose se lance à sa recherche.

L’auteur

Holly Webb est une auteure anglaise de livres pour enfants. Avant de se lancer dans l’écriture, elle était rédactrice en chef de fictions pour enfants. Sa série Rose compte quatre romans. Une nouvelle série « Lily » vient de voir le jour avec pour le moment, deux tomes, cette nouvelle série tarde à être publiée en France, dommage que je ne lise pas en V.O.

Un petit tour sur le site de l’auteur: Holly Webb.

Le livre

Editions Flammarion – Paru le 02/11/11

Format broché – 312 pages.

Tout comme le premier tome, j’aime beaucoup la couverture que je trouve très féerique avec les petites étoiles en or et la jolie Rose. Et comme le tome 1 elle tient quelque de mystérieux dans sa main.

Mon avis

Le second tome de Rose, dont vous pouvez découvrir mon avis du tome 1: Rose et la maison du magicien. Les tomes peuvent se lirent indépendamment les uns des autres mais moi je préfère les lire dans l’ordre!

Voici le premier billet de mes avis en retard puisque celui-ci a été acheté durant le salon du livre de Paris et lu tout de suite après… donc il y a un long moment!!!!

J’ai vraiment aimé le premier tome et ce second est pour moi un coup de coeur <3 J’ai vraiment pris du plaisir à retrouver Rose. Tous les ingrédients du premier tome sont là: l’époque anglaise du 19ème siècle, la magie, des personnages attachants, une intrigue bien menée et la magie!

Comme le premier tome, Rose du haut de ses 11 années va encore mettre son courage à rude épreuve afin de sauver la princesse de son pays.

Mais pour moi le point fort de ce tome adressé à un public jeune, c’est les thèmes de l’intolérance et de l’indifférence. En effet, Rose essaye de concilier sa vie entre femme de chambre et celle d’apprentie magicienne. Elle ne veut absolument pas abandonner son métier car elle veut rester indépendante. Malheureusement, les autres domestiques de Mr Fountain ne le voient pas de cet œil là: ils rejettent la pauvre Rose, qui se sent affreusement seule et ne sais plus où se trouve sa place. D’autant que ses origines restent toujours aussi floues.

En conclusion, ma note

Et oui un coup de cœur, le premier tome n’en était pas un mais presque, mais j’ai vraiment aimé retrouver l’univers féérique et j’ai apprécié les thèmes de l’intolérance et de l’indifférence écris de manière subtile pour un public jeune.

Inventaire après rupture, Daniel Handler

Présentation de l’éditeur

« Je t’explique pourquoi nous avons rompu, Ed. La vérité, c’est que je t’aimais trop. »

« Dans un instant, tu entendras un ‘paf’ « . Ainsi commence la lettre de Min. Le « paf », c’est le bruit du carton qu’elle laisse devant la porte d’Ed. Dans ce carton plusieurs objets, et la lettre de Min.

Une lettre qui raconte pourquoi elle l’a quitté. Une lettre qui commente chacun de ces objets, et évoque tous les petits et grands moments de leur histoire d’amour.
Comment Min, cinéphile passionnée, et Ed, capitaine de l’équipe de basket, se sont séduits, à une soirée, contre toute attente.
Comment ils se sont lancés dans le projet improbable d’organiser une fête pour une ancienne star de cinéma. Comment ils se sont aimés.
Et comment un jour, la vérité a éclaté, menant Mina à son implacable décision…

Un texte unique, superbement illustré, qui raconte avec justesse, humour et sensibilité l’histoire d’un premier amour à la résonance universelle.

L’auteur

Daniel Handler est un écrivain américain pour adultes et enfants. Il est connu pour sa série jeunesse  Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, sous le pseudonyme de Lemony Snicket.

L’illustrateur

Maira Kalman a écrit et illustré treize livres pour la jeunesse dont Ooh-la-la Max est amoureux.

Le livre

Editions Nathan – Paru le 23/08/2012

Broché – 368 pages

Un livre illustré d’une grande beauté !

Mon avis

Un livre que j’ai lu d’une traitre et avec beaucoup de plaisir !

Tout d’abord le point fort pour moi de ce livre ce sont toutes les illustrations. Quel plaisir de lire un livre pour jeunes adultes illustré ! Bien qu’il n’y ait pas de chapitres à proprement parlé, on peut dire que chaque illustration ouvre le récit sur un prochain chapitre. En effet, l’histoire nous ait raconté par Min ou du moins, nous lisons la lettre de rupture que Min adresse à Ed. Lettre qui est accompagnée d’un carton contenant pleins d’objets aussi insolites les uns que les autres au premier regard, pour nous lecteur, mais qui par la suite, avec les explications de Min, vont prendre tout leur sens.

J’ai beaucoup aimé Min, cette jeune fille décalée, passionnée de cinéma d’auteur et des vieux films, qui souhaite devenir réalisatrice. Min qui va tomber amoureuse d’Ed, basketteur et star du lycée.

Alors oui, bien sûr que c’est cliché : ces grandes histoires d’amour improbables où la star du lycée va tomber amoureux de la petite gamine différente. Mais voilà, c’est toute mon adolescence où je regardais les films américains à l’eau de rose, et bien ça a encore marché pour moi avec ce livre !

A travers les différents objets, Min va raconter son histoire, leur histoire, avec des mots justes, des mots d’une jeune adolescente qui découvre son premier amour et avec tout ce qui va avec : découverte, passion, trahison, cœur brisé… J’ai beaucoup apprécié les comparaisons avec le cinéma, car passionnée comme elle est, Min va tout comparer à des films. De plus, j’ai beaucoup aimé toutes les fois où elle interpelle Ed dans sa lettre, comme si elle était en face de lui et lui crachait tout à la figure.

En conclusion ma note

Ce livre est un coup de cœur, tout simplement car il raconte avec justesse ce que l’on connait tous : la première histoire d’amour, avec des personnages attachants et de belles illustrations. On livre qu’on ne lâche pas jusqu’à l’avoir fini!

Quelques citations

P27 : « Et tu sais quoi, Ed, le problème avec les désirs du cœur, c’est que le cœur ne sait même pas ce qu’il désire, jusqu’à ce que l’occasion se présente. »

P77 : «  Un petit billet, qui écrit des billets de ce genre ? Qui étais-tu pour m’en écrire un pareil ? Il explosait en moi comme un obus, explosion permanente, continue, renouvelée, joie ivre des mots tracés par toi, charriée dans tout mon être. »

Petits plus

Je remercie les éditions Nathan pour cette belle découverte.

Découvrez le trailer :

[youtube=http://youtu.be/U7Wnc6aKAMs]

N’hésitez pas à regarder cette vidéo où Daniel Handler part à la découverte des cœurs brisés.

[youtube=http://youtu.be/wfTWVTEZ5bw]

 

La trilogie des Illumières, tome 1 : [L’éternéant], Neal Shusterman

 


Présentation de l’éditeur

[L’éternéant] n.m. Monde situé entre la vie et la mort où se perdent les enfants sur la route de l’au-delà.
Tout commence par un accident.
Nick et Allie ne se connaissent pas. Pourtant, après la collision de leurs deux voitures, c’est ensemble qu’ils se réveillent dans la forêt brumeuse de l’éternéant. Ensemble qu’ils entament une course effrénée vers la vie, au cœur d’un monde qui va bouleverser tout ce qu’ils croyaient savoir de l’existence. Véritable roman-univers où le fantastique le dispute au suspens, l’éternéant à déjà conquis de très nombreux lecteurs.

L’auteur

Auteur et scénariste américain pour adolescents dont je vous laisser découvrir le site : http://www.storyman.com/  Il est l’auteur de nombreux livres comme vous pouvez le voir à travers son site, malheureusement, pour le moment, seuls L’éternéant et Les fragmentés ont été traduits en France.

Le livre

Editions du masque, collection MSK.
Format broché publié en 2012, 302 pages.
Je regrette la couverture, je trouve qu’elle ne reflète pas du tout l’histoire.

 

Mon avis

Je remercie les éditions du Masque et l’opération masse critique de Babelio pour ce très beau partenariat.
J’ai découvert ce roman à travers les blogs juste une petite semaine avant cette opération et si je n’avais pas pu le lire grâce à cela, j’aurai été l’acheter tout de suite tellement il me faisait envie !

Dès la première page j’ai été conquise. D’abord par l’écriture de l’auteur qui m’a bercé durant toute ma lecture. Ce livre m’a fait penser à un conte du début jusqu’à la fin. Je n’avais pas l’impression de lire un livre mais plutôt que quelqu’un me racontait l’histoire. C’est la première fois que je ressens ceci pour un livre et j’en redemande !

Mais j’ai un gros souci : ce livre est un coup de cœur ! Et oui c’est un souci car j’ai du mal à en parler. J’espère vraiment pouvoir vous faire passer tout ce que j’ai ressenti pour ce livre car vraiment il vaut la peine d’être lu sans pour autant vous dévoiler toute l’histoire.

En tout cas il est question d’enfants perdus, de reine des Morveux, de McGill, de pirates, de monstre, d’un hanteur, de périple, de questions, de découvertes, de révélations surprenantes, de livres encyclopédiques… Bref tout un tas de petites choses que j’ai aimé découvrir. Car l’Eternéant est un monde à part entière que l’auteur nous dévoile par petites touches tout au long du récit. Un monde avec ses habitants, ses codes, ses paysages… J’ai été captivé du début jusqu’à la fin. Aucun temps mort et finalement, quand la dernière page arrive on regrette de l’avoir lu si vite.  Et se dire qu’il va falloir un certain temps avant d’avoir la suite !

Beaucoup de personnages haut en couleur, que l’auteur a su jouer avec les mots pour nous trouver des noms : Speedo, Mary Toucéleste, Racine, Vari (pour Stradivarius). J’ai été sous le charme du petit Racine, qui est tellement attachant que j’ai failli verser une larme au début !
J’ai aussi aimé Nick et Allie et surtout Allie qui n’est pas prête à accepter ce qu’il lui arrive. Elle a un caractère bien trempé et a donné du fil à retorde à beaucoup de personnages du livre. Futée, elle ne se laisse pas faire surtout auprès de l’équipage de pirates du McGill qui m’ont d’ailleurs fait penser à Pirates des Caraïbes.

L’auteur rend aussi un très bel hommage à beaucoup de choses détruites sur Terre notamment au World Trade Center. J’ai beaucoup aimé la valeur des objets dans le livre, le fait qu’ils possèdent une âme.

Pour finir, l’auteur nous rappelle subtilement que les apparences sont parfois trompeuses et qu’il faut se méfier de l’eau qui dort, que ce qu’il semble être parfait cache parfois bien des choses…

Voilà je vais arrêter ici car j’ai peur de dévoiler des choses qu’il faut absolument que vous découvriez par vous-même.

En conclusion, ma note


Comme dit plus haut, un véritable coup de cœur. Tout dans ce livre m’a plu et touché : les personnages, l’intrigue, l’univers. Et un gros coup de cœur pour la plume de l’auteur qui m’a transporté !

Quelques citations

P11 : « Un jour comme un autre, dans un virage en épingle qui surplombait une forêt morte, une Toyota blanche percuta  une Mercedes noire si violemment que leurs carrosseries fusionnèrent en un éclair d’argent. »
P65 : « Racine aurait eu le souffle coupé devant les gratte-ciel de Midtown – si ce n’est qu’il n’avait plus de souffle à couper. Le spectacle le plus époustouflant de tous était ces deux tours d’argent qui scintillaient du sud de la ville. Deux monolithes identiques, des jumelles de verre et d’acier qui reflétaient la lueur grise de l’aurore.
- Je ne savais pas que ça existait, des immeubles pareils, dit Racine.
- Ils n’existent pas, répondit Allie dans un soupir. Enfin, plus maintenant.
Racine perçut dans sa voix une tristesse si profonde qu’elle semblait toucher au centre de la Terre. »
P70 : « New-York possédait sa part de berceaux. Le plus beau de tous se situait sur la pointe sud de Manhattan : deux frères gris et leur grande sœur, la statue de la Liberté. Les tours avaient trouvé leur paradis. Elles existaient désormais dans l’éternéant, soutenues avec force et pour toujours par la mémoire collective d’un monde en deuil, par la dignité des âmes qui, ce sombre jour de septembre, avaient atteint le bout du tunnel. »

Petits plus

J’ai lu ce livre dans les transports en communs où j’écoute également de la musique et notamment le dernier album de Beyonce. Et une chanson revenait souvent et je trouve qu’elle colle bien à ce livre :

Rather die young

Je l’a trouve mystérieuse, entrainante et un peu déroutante et c’est ce que j’ai ressenti avec ce livre.
Livre lu dans le cadre du challenge :

5/24