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Yakusa Gokudo, tome 1: les otages du Dieu-Dragon, Michel Honaker

Yakusa Gokudo t1

Présentation de l’éditeur

Les préceptes du Yakusa:

  • En toute occasion tu resteras loyal à ton clan.
  • Jamais tu ne révéleras les secrets de ton clan.
  • Si nécessaire tu sacrifieras ta vie pour ton clan.

A ce prix s’ouvrira pour toi le Gokudo, la voie ultime. La seule assez noble pour être suivie par le Yakusa.

Une jeune femme tout droit sortie des eaux erre sur le port de Kishiwada. Saburo décide de la protéger. Entre sa conscience et les ordres de son clan, le jeune yakusa va devoir faire un choix.

L’auteur

Michel Honaker
Michel Honaker est un écrivain français. Il a commencé dans la science-fiction puis s’est tourné vers la littérature jeunesse où il a écrit de très nombreux livres.

Le livre

Editions Flammarion – Paru le 06/02/13
Format broché – 224 pages
Illustration par Aurélien Police

J’aime beaucoup la couverture, notamment la robe de la jeune femme qui se confond avec une vague de l’océan. L’illustration reflète exactement ce que contient le livre.

Mon avis

Je ne connaissais pas du tout l’univers des Yakusa correspondant à la mafia japonaise (oui oui je suis une inculte lol mais il est vrai que je ne savais pas que la mafia japonaise portait se nom là).  J’ai donc tout de suite été intéressée pour découvrir ces fameux Yakusa et leurs préceptes.

Je dois dire qu’au début, j’ai trouvé le roman long à démarrer. Certes on fait la connaissance de Saburo, ce jeune Yakusa tiraillé entre les membres de son clan et sa mère qui ne comprend pas la décision de son fils de faire partie de la mafia, elle qui voulait qu’il fasse les beaux-arts à Paris! Lors d’une mission pour son clan, il découvre tout droit sortie de la baie d’Osaka, une jeune fille, Mariko, qui lui fait penser à la princesse des mers Otohimé (un conte que sa mère lui contait durant son enfance et qu’il admire beaucoup).  Celle-ci sous le choc, ne parle pas et Saburo décide de l’aider, malgré les interdictions de son clan et les bâtons dans les roues mis par la police.

Par la suite, l’action est au rendez-vous et les événements s’enchainent comme tout bon thriller. Recherchée par la mafia coréenne, Mariko va être prise sous l’aile de Saburo. A force de persévérance, il finira par découvrir que Mariko n’est pas coréenne mais japonaise, enlevée par la Corée du Nord durant l’enfance afin de servir l’armée nord coréenne notamment pour leur apprendre le japonais et les coutumes du Japon. Je ne connaissais pas du tout ces événements alors que cela fait plusieurs années que cela se déroule et comme le dit si bien Michel Honaker :

« Le désir d’aborder le sujet des yakusa remonte à plusieurs années. En fait, mon épouse étant japonaise, et originaire de Kishiwada, comme du reste toute ma belle famille, nous avons souvent eu des discussions à ce sujet. Les héros de ce roman ont ceci de particulier qu’ils renvoient à des personnages bien réels. Ne restait qu’à mettre en scène une bonne histoire se déroulant dans ce milieu. Là encore, mon épouse a été d’un précieux concours, en évoquant les « disparus » japonais, kidnappés par des commandos nord-coréens, et ce depuis plus de 40 ans. Imagine t-on des espions italiens, enlevant de jeunes adolescents sur des plages de Nice, et les séquestrant jusqu’à leur âge adulte… Cela fait froid dans le dos. Et c’est ce que j’ai ressenti en écoutant cette incroyable histoire. Au Japon, tout le monde sait, en dépit des dénégations officielles… très embarrassantes. »

Concernant les personnages, j’ai apprécié Saburo, bien qu’en lisant le livre, j’avais l’impression qu’il soit un surhomme, dormant et mangeant très peu! L’honneur et le respect sont pour lui très importants et malgré le fait qu’il fasse parti de la mafia, il a bon cœur et n’hésite pas à braver son clan pour faire ce que lui dicte son cœur. Sa relation avec sa mère est vraiment attachante, on sent que c’est lui l’homme de la maison, qui ramène l’argent pour aider sa mère. Cependant, il reste encore le fils et celle-ci n’hésite pas à lui mettre des claques lorsqu’il passe la nuit dehors! D’ailleurs j’ai beaucoup aimé la mère de Saburo, un petit bout de femme qui lutte coûte que coûte pour garder l’honneur de sa famille. Enfin, je n’ai pas du tout adhéré au personnage de Mariko. J’ai trouvé son personnage trop « demoiselle en détresse« .

J’ai beaucoup apprécié de découvrir l’univers des Yakusa, avec leurs codes, leurs préceptes, les divisions du clan… Cette mafia qui règne en maître et dont même les autorités ferment les yeux sur leurs agissements.
Les détails sur le Japon ainsi que sur les Yakusa nous laissent deviner un grand travail de recherche par l’auteur, d’ailleurs cela est confirmé par les propos de l’auteur lui-même puisqu’il s’est renseigné auprès de sa femme et de sa belle famille. Cependant, j’aurai aimé en savoir encore plus et que le clan soit plus présent au niveau de l’histoire, j’espère que cela sera le cas dans les prochains tomes.

En conclusion, ma note

4,5
Un univers inconnu que j’ai aimé découvrir, un thriller où les événements s’enchainent ne laissant aucun répit à notre héros.

Petits plus

Je remercie les éditions Flammarion pour cette découverte.

Livre lu dans le cadre de : 81568792_p.jpg Catégorie Animal

Défendre Jacob, William Landay

Defendre_Jacob

Présentation de l’éditeur

Depuis vingt ans, Andrew Barber est procureur adjoint du comté de Massachusetts. Admiré par ses pairs pour sa combativité au tribunal, respecté de la communauté, il est aussi un père de famille heureux, veillant sur sa femme Laurie et leur fils Jacob. Quand un crime atroce secoue la quiétude de sa petite ville, c’est la foudre qui s’abat sur lui : son fils de 14 ans est accusé du meurtre d’un camarade de classe.

Andrew ne peut croire à la culpabilité de Jacob et va tout mettre en œuvre pour prouver son innocence. Mais à mesure que les indices à charge s’accumulent et que le procès approche, certaines révélations surgies du passé sèment le doute et menacent de détruire son mariage, sa réputation et sa foi en la justice. Le dos au mur, Andrew devra faire face au pire dilemme de sa vie : choisir entre la loyauté et la vérité pour défendre cet adolescent qu’il connaît si mal.

Dans ce thriller psychologique au suspense à couper le souffle, William Landay dresse le portrait d’une famille en crise confrontée aux démons de la culpabilité, de la trahison et de l’abîme qui peut s’ouvrir sous nos pieds en un instant.

L’auteur

Wiliam Landay

William Landay est un romancier et un avocat américain. Il a été procureur auprès du District Attorney de Boston.  (source Babelio)
Premier livre paru en France : Boston Requiem, le 24/03/2005 aux éditions Michel Lafon (qui a reçu leprix John Creasey Dagger du premier roman policier en 2003)

Le livre

Editions Michel Lafon – Paru le 11/10/12
Format broché – 416 pages
Une couverture énigmatique avec ce regard dur et fermé de ce jeune adolescent.

Mon avis

Je remercie tout d’abord Camille des éditions Michel Lafon pour cette découverte.
Défendre Jacob n’est pas qu’un thriller. En tout cas je ne l’ai pas perçu comme tel. C’est l’histoire d’une famille où tout va basculer le jour où le fils Jacob, 14 ans, est accusé du meurtre de Ben Rifkin, un camarade de classe. A partir de là, c’est la descente aux enfers pour Jacob et ses parents

J’avais vraiment peur que le livre soit trop centré sur le procès et qu’il y ait beaucoup de termes juridiques, car le livre commence par un passage de la retranscription d’un procès! Cela aurait pu être le cas étant donné que l’auteur est aussi avocat. En plus du récit sur le procès, nous suivons vraiment cette famille sous le point de vue du père, Andrew (Andy) Barber. Ce père qui a l’habitude de par sa vocation, d’être de l’autre côté.

Alors oui il a tout du thriller dans les règles de l’art : un meurtre, une enquête qui nous tient en haleine, un procès et un dénouement qui nous laisse sans voix. Il est vrai que l’auteur excelle dans ce genre. Mais ce que j’ai vraiment apprécié dans cette lecture, c’est la retranscription des sentiments de chacun des protagonistes : Jacob, Andrew, Laurie, les parents de Ben Rifkin et les camarades de Jacob. Sentiments qui passent avant tout par les soupçons, notamment les parents de Jacob qui malgré tout, se posent beaucoup de questions sur leur fils, surtout quand des sujets douloureux surgissent du passé.

Deux narrations s’enchainent : le récit d’Andrew entrecoupé de la retranscription d’un autre procès. Cependant, ces deux récits s’alternent de manière subtile sans entrainer une certaine confusion. Et ce n’est qu’à la fin qu’on comprend où veux en venir l’auteur.

Un élément que j’ai également apprécié dans cette lecture, ce sont les secrets de famille et leur poids quand ils sont découverts.

Pour finir, une fin qui me laisse sans voix! Mais malheureusement il y a des questions qui sont restées en suspens…

En conclusion, ma note

4,5Comme le précise Linwood Barclay « palpitant, déchirant, un véritable coup de poing! ». Un thriller extrêmement bien maîtrisé, des personnages remplis d’émotions.

Petits plus

Le trailer du livre:

[youtube=http://youtu.be/2wLCO4ikCtQ]

Viral tome 1, Kathy Reichs

Présentation de l’éditeur

 À 14 ans, Victoria Brennan, nièce de la célèbre anthropologue judiciaire Temperance Brennan, vit avec son scientifique de père sur une île isolée au large de Charleston, sur la côte de Caroline du Sud.
Quand elle n’est pas à Charleston pour suivre les cours du collège huppé qu’elle déteste, Victoria, dite Tory, est livrée à elle-même et à ses passions : la science, la mer, sa bande de trois copains, et surtout… les chiens-loups.
Car près du centre de recherches où travaille son père, une petite meute de chiens-loups vit en liberté depuis toujours. Tory est la seule à pouvoir les approcher. Elle est donc la seule à se rendre compte que le plus jeune de la meute, Cooper, a disparu. C’est en le cherchant qu’elle trouve une plaque d’identification militaire datant de la guerre du Vietnam, près d’un tas d’os. Tory n’est pas la nièce de Temperance Brennan pour rien : elle sait que ces restes sont humains. Et pourtant, à son retour avec la police, il n’y a plus rien…

L’auteur

Anthropologue judiciaire et auteure américaine, Kathy Reichs est connue pour sa célèbre héroïne Temperance Brennan dans le premier de la série est Déjà dead. Pour ma part j’ai le second de la série dans ma PAL : Passage mortel, mais je pense les lire dans l’ordre, il faut donc que je me procure le premier! Le dernier en date (le 13) est Les traces de l’araignée aux éditions Robert Laffont. Viral est son premier roman pour adolescents.

Le livre

Format poche aux éditions Pocket  -publié le 1er décembre 2011 – 480 pages

Format broché Oh! éditions – publié le 10 novembre 2010 – 416 pages

Une couverture qui décrit parfaitement le livre et son univers.

Mon avis

Aimant la série Bones, je voulais vraiment découvrir l’auteure qui a permis a cette série d’exister, c’est donc le premier livre de l’auteure que je lis, et sur que cela ne va pas être le dernier!

On retrouve vraiment tous les ingrédients du thriller: intrigue, enquête, suspens… mais sans être trop dur ou trop gore pour qu’il soit lu par le public concerné: les ados.

Nous suivons donc Tory, une jeune fille de 14 ans, qui suit les traces de son père et de sa célèbre tante. Ecrit à la première personne, nous nous mettons à la place de Tory où nous découvrons ses amis Hiram, Ben et Shelton, son père et sa copine (j’ai bien aimé les altercations avec celle-ci), mais aussi différents lycéens que nous aimons ou détestons.

Par beaucoup de passages, j’ai vraiment eu l’impression d’être dans un film, et je verrai bien ce livre ou du moins l’héroïne adaptée en série, comme sa tante!

J’ai également beaucoup aimé l’alliance du thriller avec un peu de fantastique, très justement dosé, et les émotions que le fantastique va susciter sur Tory et ses amis. D’ailleurs, les personnages sont vraiment très attachants, l’auteure a vraiment su donner une place à chacun des amis de Tory.

Même si le livre est ciblé pour un public jeune, il peut vraiment être lu par les moins jeunes, l’écriture est fluide sans pour autant être trop simpliste comme c’est souvent le cas pour les livres destiné à ce public.

Pour finir, ma note

Des personnages attachants pour un livre qui relie thriller et fantastique.

Petits plus

Le second tome Crise est disponible en format broché.

L’avis de Mya, ma partenaire qui a adoré !

Livre lu dans le cadre du challenge

7/24

Arrêt Wagram, Samuel Delage

Présentation de l’éditeur :

Un chassé-croisé entre Paris et New York où se mêlent argent, oeuvres d’art et secrets…

Yvan Sauvage, commissaire-priseur à Paris, et son épouse, sont effondrés depuis la disparition de leur fille âgée d’un an. Menacé par une organisation qui l’oblige à se livrer à du trafic d’art, Yvan doit rejoindre New York, disparaître sans un mot et abandonner son épouse. Ses ravisseurs prétendent détenir sa fille.

Pris dans un engrenage infernal, Yvan réussira-t-il à récupérer son enfant et à s’échapper ?

L’auteur :

Premier livre : L’étage le plus haut

Dernier livre paru : Arrêt Wagram (édition Les nouveaux Auteurs)

A paraitre : Code Salamandre (édition Les nouveaux Auteurs) le 7 octobre 2011, avec encore Yvan Sauvage comme personnage principal.

Mon avis :

Il y a quelque temps, j’ai été contacté par l’auteur, Samuel Delage que je remercie beaucoup, afin de découvrir son premier thriller qui est sorti en poche aux éditions Les nouveaux Auteurs. Editions que je dois dire, il faut suivre de très prêt, car beaucoup de très bon auteurs à découvrir !

Voilà donc comment je fus transporté dans la vie d’Yvan Sauvage, vie qui, il y a un an, tourna au drame par le kidnapping de sa fille. Avec sa femme, ils essayent progressivement de refaire surface lorsqu’un second drame arrive : l’enlèvement d’Yvan par des malfaiteurs qui vont l’impliquer dans une série de délits.

On ne s’ennuie pas du tout à la lecture de ce thriller, au contraire, tout commence très vite, dès la première page, et aucun temps mort tout le long du récit.

L’auteur a une écriture très fluide, sans chichis, sans faire des pages et des pages pour remplir son livre, tout est clair et concis.

On se laisse facilement embarquer par cette histoire où l’art et la génétique se côtoient, mélange assez peu probable, mais dont l’auteur par ses recherches et ses connaissances, a su agréablement les associer.

Le récit est agrémenté de flashback afin de connaitre mieux les personnages, personnages tous différents les uns des autres. Cependant, le seul bémol que je peux faire c’est qu’il est parfois assez difficile au début de savoir si  nous sommes dans le passé ou le présent. De plus, le récit est du point de vue de chacun des personnages, qui alternativement, vont nous faire avancer dans l’histoire, ce qui nous plonge un peu plus dans le livre.

Pour finir, je dois dire que la fin est tout simplement excellente, je ne pensais pas du tout à ça et c’est vraiment très bien trouvé.

En conclusion, ma note

Un auteur à découvrir absolument, une histoire très bien menée et bien écrite, aucun temps mort et une fin qui laisse sans voix !

Voici d’ailleurs le site de l’auteur : http://www.samueldelage.com

Quelques citations:

P90: « Le cordon était coupé pour la seconde fois. La première avait donné la vie, la seconde, invisible, la fit disparaitre. »

P200: « Elle se doutait de l’état dans lequel elle retrouverait son amie, plus seule  que jamais. La disparition aussi soudaine soit-elle, n’imprime l’être en profondeur que dans les jours et semaines qui suivent. Comme un choc à la surface des flots, avant que les débris disloqués ne s’enfoncent dans les eaux sombres, froides et abyssales de l’oubli et l’abandon. »

Petits plus :

Encore merci à l’auteur, Samuel Sauvage, qui est très proche de ses lecteurs et n’hésite pas à répondre à toutes nos questions !

Le livre a reçu différents prix régionaux : le Prix des Tilleuls 2011 et le Prix des lecteurs 2011 de La Plaine sur Mer.

Et si jamais vous hésitez encore à le lire, voici le teaser et une interview de l’auteur :

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=RmiB7gCRePk&NR=1]

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=p99oZjaGwfk&feature=related]

Les cendres froides, Valentin Musso

Présentation de l’éditeur:

1999. À la mort de sont grand-père, Aurélien Cochet découvre que celui-ci aurait travaillé durant la guerre dans un lebensborn, une maternité nazie accueillant des jeunes femmes enceintes de membres de la SS. Au même moment, dans un petit village de la Marne, une octogénaire sans histoire est retrouvée assassinée à la suite d un cambriolage. Les gendarmes soupçonnent très vite une mise en scène,  mais ils sont loin de se douter que cette retraité est la victime indirecte, plus de cinquante ans après la fin de la guerre, de l entreprise eugéniste nazie. Aidé par une jeune universitaire, Aurélien Cochet va tenter de lever le voile sur le passé de sa propre famille. Cambriolage, menaces, agression… Rien ne l empêchera de plonger au c ur d un des programmes les plus mystérieux et les plus terrifiants du IIIe Reich. Quitte à mettre ceux qu il aime en danger…

L’auteur :

Premier roman :La ronde des innocents (éditions Les nouveaux auteurs, et éditions Points).

Dernier livre paru : Les cendres froides (éditions Les nouveaux auteurs)

Mon avis :

Un grand merci à  et aux éditions  pour ce partenariat, qui m’ont permis de découvrir ce nouvel auteur. Et si Musso vous dit quelque chose, c’est parce que Valentin est le frère de Guillaume, un auteur que j’aime beaucoup lire, j’ai donc voulu découvrir l’autre membre de cette famille ! Mais attention, Valentin Musso écrit des thrillers, et c’est une belle découverte !

Tout commence donc par le meurtre de cette pauvre Nicole Brachet et par la mort d’Henri Cochet, le grand-père d’Aurélien, deux faits qui n’ont apparemment aucun lien.

Ce livre s’alterne entre trois récits : celui qu’Aurélien nous confie, l’enquête policière essayant d’élucider le meurtre de Nicole et l’histoire de la famille d’Elie Weil en 1940, pendant  l’occupation de la France.

Nous sommes donc confrontés à ces trois récits, tout en se demandant quel est le lien qui les unit.

Aurélien est un personnage très fort, qui veut découvrir la vérité coute que coute, quelque soit les conséquences. Il est assez torturé par sa relation avec sa petite sœur, relation qu’il n’arrive pas vraiment à entretenir. Il a toujours pensé que sa famille était sans histoire, jusqu’à la découverte d’une vidéo montrant son « Abuelo » dans un lebensborn. Quel lien a « Abuelo », qui était jusqu’alors un exemple pour lui,avec les nazis, et quel rôle a-t-il joué ?

Bien plus qu’un thriller, il nous fait également réfléchir sur les secrets et leurs impacts sur notre existence.

J’ai appris beaucoup de choses avec ce livre, notamment sur les Lebensborn, ces maternités nazies prônant la race aryenne. J’en avais entendu parler, mais je ne savais pas qu’une de ces maternités avait vu le jour en France. L’auteur a dû beaucoup se documenter pour écrire son livre car il regorge d’informations relatives à ce triste passage de l’histoire. Mais attention, le récit est vraiment une fiction, Valentin Musso s’est juste servi de ce moment de l’histoire, comme il nous le précise à la fin de son livre.

Le style de l’auteur est très agréable à lire et simple. Tout s’enchaine très facilement, mais le mystère reste complet jusqu’à la fin. Certains moments, j’ai dû sortir mon dictionnaire pour comprendre certains mots, ce qui ne m’était pas arrivé depuis un bon moment et je dois dire que c’est agréable de pouvoir enrichir son vocabulaire en lisant.

Je ne peux pas trop en dire plus, sous peine de risquer de dévoiler certaines choses.

En conclusion ma note :

Une belle découverte, un auteur à suivre ! Une intrigue parfaite agrémentée de recherches historiques qui en plus de nous plonger dans un thriller, nous apprends des choses sur notre histoire.

Quelques citations :

P20 : «  Je ne sais plus qui a dit que la seule conscience que nous pouvons avoir du temps qui passe réside dans ce réveil douloureux qui nous fait découvrir un jour un étranger devant le miroir. »

P288 : « Les secrets ont leur rhétorique fallacieuse. Un secret n’est pas un mensonge par omission – conception trop facile et rassurante. Il est un négatif photographique, une réalité en creux ayant sa propre existence et qui le jour où elle est mise à jour peut tout dévaster, là où, révélée à temps, elle aurait sans doute blessé, mais de ces blessures dont on guérit. Sa force destructrice réside dans la dissimulation, plus que dans le contenu dissimulé. C’est ce qu’avaient refusé de comprendre mes grands-parents. »