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Le monde d’Alice, 108 ans de sagesse, de Caroline Stroessinger et Alice Herz-Sommer

Présentation de l’éditeur 

Elle a connu l’enfer des camps, et perdu beaucoup d’êtres chers. Et pourtant Alice n’a aucune amertume en elle. Comment a-t-elle pu surmonter ses épreuves ? Dans ce livre, Alice Herz-Sommer nous fait partager douze leçons, tirées de cent huit ans d’une existence hors du commun : l’importance de mener une vie authentique, de cultiver un esprit critique et ses facultés d’adaptation, entre autres… Elle nous encourage aussi à rester ouverts aux autres et à ne pas juger hâtivement, car le bien comme le mal ne viennent pas toujours de là où on les attend le plus…

Les leçons de vie de la plus âgée des survivantes de l’Holocauste.

 Mon avis

Voilà un livre qu’il  faut avoir lu une fois dans sa vie pour recevoir de très belles leçons de vie. A travers ce témoignage, on se rend compte que cette femme est une femme hors du commun. Elle a connu le plus mauvais dans ce monde, elle a côtoyé ce qui est le plus d’inhumain chez les hommes; mais finalement on découvre que ce qu’elle veut partager, ce sont tous les merveilleux moments de sa vie. Pas une seule fois elle veut qu’on s’apitoie sur ce qu’elle a vécu, bien au contraire, et durant très longtemps, elle a caché à son entourage qu’elle fut déportée dans un camp de concentration. Déjà rien que cela, c’est une magnifique leçon de vie qui nous fait réfléchir à nous même et notre petite personne qui s’apitoie pour rien du tout ou pour des futilités.

Ce qui lui a permis de survivre, c’est sa passion pour la musique. Parce qu’Alice n’est pas juste une survivante de l’Holocauste, c’est avant tout une pianiste renommée qui a consacré toute sa vie au partage de sa passion. C’est une femme généreuse qui aime partager son savoir et son don.

Alice est née au sein d’une famille où la musique et la philosophie ont une place très importante. Durant son enfance, elle a côtoyé beaucoup de personnes influentes telles que l’écrivain Franz Kafka et le chef d’orchestre Gustav Mahler. Ce sont toutes ces influences qui ont fait d’elle ce qu’elle est, et c’est le piano qui lui a permis de se battre pour sa vie et celle de son fils dans le camp.

On ressent réellement la force de cette femme à travers les différents chapitres/leçons de vie. Cependant, j’ai été un peu gênée dans ma lecture par le fait que malheureusement, je connais peu la musique et que l’ensemble du livre est centré dessus. Et de ce fait, certains passages m’ont paru très long. En tout cas, depuis toute petite, j’ai toujours voulu apprendre le piano, et d’avoir lu ce livre et d’avoir ressenti à travers les mots et les pages toute la passion de cette femme, a renforcé en moi l’idée de vouloir faire du piano et j’espère vraiment qu’un jour, je pourrai.

En conclusion, ma note

Une femme extraordinaire qui à 97 ans pratiquait encore la natation, et à 107 ans, jouait encore plus de deux heures de piano par jour ! Une femme qui nous livre ses leçons de vie qui pour moi, sont les plus belles leçons que l’on puisse recevoir.

Quelques citations

P120 : « Comment quiconque pourrait-il regarder les visages de ce film sans voir la vérité ? dit Alice aujourd’hui avant de répondre à sa propre question : on ne voit que ce que l’on veut bien voir. »

P126 : « Mais le national-socialisme, avec sa technique de l’imposture dénuée de scrupules, se garda bien de montrer le caractère radical de ses visées avant qu’on eût endurci le monde. Ils appliquaient leur méthode avec prudence : on procédait par doses successives et on ménageait une petite pause après chaque dose. On attendait un moment pour voir si la conscience universelle supportait encore la dose… les doses se firent de plus en plus fortes jusqu’à ce que l’Europe est périsse. »

P161 : « Je ne voulais pas qu’on ait pitié de moi. Depuis mon premier jour à l’académie de musique, je n’ai jamais parlé de mon passé. Je ne voulais pas de traitement de faveur parce que j’étais une réfugiée. Personne ne savait que j’avais survécu aux camps de concentration. Mes élèves et leurs familles n’avaient pas à subir le poids de mon histoire. »

Petits plus

Je remercie Camille des Editions Michel Lafon qui sans ce partenariat, je ne me serai pas arrêtée sur ce livre et j’aurai perdu quelque chose de très fort.

Un documentaire a été diffusé sur Arte sur cette femme : Alice Sommer Herz, un destin d’exception.

Borgia, Tom Fontana

Présentation de l’éditeur

1492. Le pape Innocent VIII se meurt. Au Vatican, un cardinal catalan, assoiffé de pouvoir, est prêt à tout pour lui succéder. Un homme d’une cruauté sans égale, dont le nom restera dans les mémoires comme l’un des plus tristement célèbres de l’histoire de l’Eglise catholique : Rodrigo Borgia.

Elu au Saint-Siège grâce à la corruption, il doit faire face, dès sa prise de pouvoir, aux complots des grandes maisons romaines qui veulent la perte de cet « étranger » aux mœurs scandaleuses. Dépenses fastueuses, maîtresses, enfants illégitimes qu’il marie au gré de ses alliances, assassinats en cas de difficulté : Rodrigo joue selon ses propres règles. Mais quand les armées du roi de France arrivent aux portes de la ville, il sait qu’il lui faudra l’appui de ses fils. Auquel pourra-t-il faire confiance ? A Juan, l’arrogant enfant gâté, ou à Cesare, tourmenté par la noirceur de ses pulsions ? De ses choix dépendront non seulement l’avenir des Borgia, mais aussi celui de Rome et de l’Italie tout entière.

Ancrée dans le foisonnement intellectuel et créatif de la Renaissance, cette saga dramatique retrace la grandeur et la décadence d’une illustre famille ; de Cesare, le modèle du Prince de Machiavel, à Lucrèce, tiraillée entre mysticisme et sensualité, en passant par la sulfureuse Giulia Farnese et l’insaisissable Rodrigo.

L’auteur

Producteur et scénariste américain (notamment de la série Oz), Borgia est son premier roman, dont la série télévisée de ce livre fut créée par lui.

Mon avis

Beaucoup d’auteurs ont consacré leur plume à cette célèbre famille du XVème siècle comme Alexandre Dumas et Victor Hugo, que je n’ai malheureusement pas encore eu l’occasion de lire mais que j’ai très envie de découvrir. Alors quand j’ai eu l’occasion de lire ce livre grâce à Camille des éditions Michel Lafon, que je remercie beaucoup, je me suis empressée de le lire, bien que j’avais quelques aprioris par rapport à l’auteur. En effet, ma dernière expérience de lecture avec un auteur étant à la base producteur/réalisateur de séries, fut une grande déception (cf Level 26 d’Anthony E.Zuiker), aprioris qui ont totalement disparus dès les premières pages.

On se retrouve propulsé en 1492, à Rome où l’on suit les frasques de cette famille dont le plus redoutable est Rodrigo Borgia. Dès le début, une multitude de personnages s’offrent à nous et je dois dire que j’ai été un peu dérouté par cela. Heureusement, une liste des personnages, ainsi que les arbres généalogiques des différentes familles nous sont donnés au début. Malgré tout, durant toute ma lecture, j’ai du m’en servir pour me repérer devant cette floraison de personnages, ce qui gêne un  peu la lecture.

Cependant, on est tout de suite happé par le récit, qui s’enchaine très vite, sans temps mort et sans étalage de descriptions. Et c’est la qu’on ressent que l’auteur à dès le départ pensé à la série télévisée, car on imagine très bien la représentation tout au long du livre.

En plus des actions du livre, le second point fort sont les personnages qui sont chacun complexes et torturés. L’auteur a su vraiment travailler ses personnages et on se rend vite compte que finalement, chacun a une part de bien et une part de mal et qu’ils ne sont pas tout blancs ou tout noirs.

Pour finir, je regrette quand même qu’il n’y ai pas eu plus de descriptions physiques des personnages et des lieux ce qui nous empêche de bien se projeter dans le livre, ce qui est quand même paradoxal car je voyais très bien le livre adapté cinématographiquement !

En conclusion, ma note

Une fresque historique bien menée sans temps mort et avec des personnages complexes, mais le manque de descriptions a un peu gâché ma lecture.

Une citation :

P179 : « Rodrigo attira Alessandro à lui et, le prenant par la nuque, il l’embrassa sur les deux joues. Alessandro se sentit littéralement happé. Ce baiser n’avait rien d’affectueux. Par ce signe, désormais il appartenait – au sens le plus pur du terme – à la famille Borgia, il lui devait allégeance et, en retour, elle le protégerait. Toute défaillance serait sanctionnée de manière exemplaire. C’était le baiser d’un chef sans pitié. »

Petit plus :

Le trailer de la série:

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=2t10lnuD1ac]

La vidéo de présentation de la série télévisée par Tom Fontana : http://www.canalplus.fr/c-series/pid3632-c-borgia.html?tab=1-1&page=1

Livre lu dans le cadre: : 4/7