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La nuit du Solstice, L.J.Smith (intégrale)

Présentation de l’éditeur

La maison sur la colline est un lieu étrange. Irrésistiblement attirée par le mystère qui s’en dégage, Claudia implore sa grande sœur, Alys, ainsi que ses amis, les jumeaux Charles et Janie, de l’y accompagner. Là-bas, grâce à une formule obscure qui leur permet de traverser les miroirs, ils sont transportés dans un autre univers, le Féerie, où la magie règne. Un monde où la sorcière Morgana, gardienne des portes, a disparu.

Or le solstice d’hiver approche, seul moment d’ouverture du dernier passage.

Et maintenant que les portes ne sont plus gardées, le terrible mage noir Cadal prévoit de l’utiliser pour envahir et asservir les humains. Pour l’en empêcher, Claudia, Alys, Charles et Janie vont devoir libérer Morgana, retenue prisonnière par un sombre enchantement. Mais comment retrouver la sorcière protectrice dans ce monde aussi étranger qu’imprévisible?

Trouver le passage ou se perdre à jamais…

L’auteur

Auteure de sagas fantastiques young adults :

  •   Night World : 10 tomes actuellement, dont 8 sortis en France.
  •   Le journal d’un vampire : 7 tomes.
  •   Le cercle secret : 3 tomes
  •   Un jeu interdit : 3 tomes (la trilogie est réunie sous forme d’un livre unique aux éditions Michel Lafon). Mon avis ici.
  •   Prémonitions : 3 tomes (la trilogie est réunie sous forme d’un livre unique aux éditions Michel Lafon).

Le livre

Editions Michel Lafon.

Deux tome en 1 : Solstice d’hiver et Un cœur indompté – 489 pages – Broché

Un couverture magnifique, je me suis laissée prendre par cette sublime couverture, mais malheureusement, le contenu n’est pas à la hauteur de celle-ci.

Mon avis

Voilà le quatrième livre de L.J.Smith. Le premier avec l’auteur fut le premier tome du journal d’un vampire, que j’ai tout simplement pas fini tellement je n’ai pas aimé (d’ailleurs j’ai du le lire il y a 3 ans et pour tout vous dire je ne m’en souvient même plus). Je me suis laissée prendre avec Un jeu interdit et le premier tome de Nightworld, qui se lisent assez bien malgré quelques éléments qui m’ont rebuté (personnages pour le premier, manque d’intrigue pour le second). Alors au vu de cette couverture, je n’ai pas hésiter longtemps avant d’entamer ce livre.

Le point positif c’est que les éditions Michel Lafon font souvent des intégrales et donc nous voici avec les deux tomes réunis dans un seul livre. Comme vous avez pu vous en douter plus haut, je n’ai pas accroché à cette lecture, quoique je peux modérer ce propos pour le second tome.

Parlons d’abord du premier tome : j’ai mis très longtemps à le finir, tellement je ne suis pas rentrée une seule minute dans l’histoire. Le début m’a semblé trop familier avec Narnia : quatre frères et sœurs qui vont découvrir un nouveau monde dont la plus petite sera la plus sensible à la magie de ce nouveau monde. Bref un peu déjà vu. Ensuite ce que je reproche c’est que je pensais découvrir vraiment un univers avec Féerie mais malheureusement, l’auteur ne s’attarde pas en description de ce monde.Tout s’enchaine vite sans vraiment d’explications. Les personnages sont peu développés également. Bref un premier tome pas du tout abouti à mon goût.

Pour le second tome, c’est exactement la même chose. A cela près qu’il traite un peu de Merlin et des Chevaliers de la table ronde. Et je dois dire que là, enfin, on a des détails ! J’ai beaucoup aimé ces passages et je pense que c’est pour cela que j’ai lu ce second tome plus vite : pour pouvoir les retrouver et avoir la suite!

Pour finir il faut savoir que cette saga est l’une des toutes premières, et je crois bien la première de l’auteure ce qui peut modérer mon avis!

En conclusion, ma note

Une déception tant par les personnages que par le déroulement de l’intrigue et le manque de descriptions.

Petits plus

Je remercie les éditions Michel Lafon pour ce partenariat.

Si vous voulez d’autres avis, c’est par ici:

Livre lu dans le cadre:

9/24

Des bleus au coeur, Louisa Reid

Présentation de l’éditeur

Des bleus au cœur est un conte, mais un conte terrifiant et terriblement réaliste. C’est l’histoire tragique de ces deux sœurs jumelles prises au piège d’un père monstrueux, une histoire comme on en découvre dans les pages de faits divers, un drame familial qui se déroule derrière les portes closes d’une maison tranquille et proprette, et qu’aucun voisin ne soupçonne d’abriter les pires violences.
De chapitre en chapitre, les voix des deux sœurs alternent autour d’une scène terrible qu’on ne découvrira vraiment qu’à la fin : la mort d’Hephzibah. Rebecca raconte l’après, comment elle tente de s’enfuir, pour échapper au même destin. Hephzi, elle, déroule le fil de son destin, tissé d’amour, de rêves et de désespoir. Profondément touchantes, fortes, loyales, les jumelles de Louisa Reid prennent vie et laissent le lecteur sonné et hanté, les yeux écarquillés et le cœur serré.

Roman de l’adolescence, Des bleus au cœur oscille entre vitalité et fascination morbide, emprunte les silhouettes de ses héroïnes et leurs émois àVirgin Suicides, et l’ombre de leurs parents aux créatures maléfiques des contes.

L’auteur

Louisa Reid est enseignante, elle vit à Cambridge avec son mari et ses deux enfants. Des bleus au cœur est son premier roman, traduit dans le monde entier.

Mon avis

La quatrième de couverture dévoile exactement l’état dans lequel j’étais durant cette lecture : sonnée, hantée et le cœur serré. Et cela dès les premières phrases du livre « Aujourd’hui ils m’ont obligée à aller à l’enterrement de ma sœur. J’ai fini par céder, je n’avais pas tellement le choix ». On ressent un sentiment oppressant qui ne s’arrêtera pas avant la fin du livre et même bien après. Car une chose est sûr, c’est une lecture qu’on ne peut pas oublier.

Pour son premier roman, Louisa Reid a choisi un thème dur mais qui malheureusement existe: celui de la maltraitance. Deux jumelles de quinze ans prisonnières d’un père vicaire abominable et d’une mère froide. Le choix de l’écriture est bien choisi: le récit est alterné par les deux jumelles mais à deux moments différents de leur vie: le point de vue de Rebecca, après la mort de sa sœur, avec son combat pour s’en sortir, se sauver de cet enfer; et le point de vue d’Hephzi, avant sa mort, avec son espoir d’être une adolescente normale avec ses rêves, ses joies et ses peines. L’auteur a su nous parler de l’enfer des filles sont trop de détails durs mais avec des mots qui nous permettent de deviner ce qui se passe.

Bien que jumelles, seul le jour de leur naissance et leur terrible sort sont identiques. Pour le reste, elles sont totalement différentes. Hephzi qui est belle, intelligente, qui cherche à vivre enfin un semblant d’existence normale le jour où les filles ont enfin pu aller à l’école. Car jusqu’à ce jour, elles ne connaissait que leur foyer et le presbytère. Hephzi cherche à tout prix à paraitre normale, à se faire des amis et découvre petit à petit les plaisirs de l’adolescence.  Mais voilà, elle m’a beaucoup énervé et je n’ai pas aimé son attitude envers sa sœur. Finalement on peut dire qu’elle s’est comporté comme une adolescente normale : abandonner sa sœur durant le lycée et laisser tout le monde se moquer d’elle. Et bien sûr, l’a laisser prendre des coups à sa place par son père.

Car oui Rebecca est différente des autres personnes: atteinte d’un syndrome qui a pour conséquence une déformation de son visage, elle est le souffre douleur de son père qui depuis sa naissance la maltraite physiquement comme il le fait avec Hephzi, mais aussi une maltraitance mentale. On a mis longtemps à comprendre le problème de Rebecca, tout comme elle-même a mis longtemps à mettre un nom sur sa différence. Au contraire de Hephzi, Rebecca n’aime pas le lycée où elle essaye de se faire toute petite et se réfugie tout le temps à la bibliothèque dans le but de lire tous les livres. J’ai vraiment trouvé que les passages concernant Rebecca étaient les plus durs. Plus on avance dans le livre, plus on ne peut pas le lâcher afin de savoir si une existence meilleure attend Rebecca. Son combat est une vrai leçon de vie.

J’ai beaucoup aimé les passages où les filles passent du temps avec leur grand-mère, passages qui laissent passer un semblant d’espoir. Je vais m’arrêter là et je vais vous laisser vous faire votre opinion mais une chose est sûr: lisez-le!

En conclusion, ma note

Un récit poignant, qui restera longtemps dans ma tête, deux sœurs jumelles identiques et différentes à la fois,un choix ‘écriture subtil alternant les deux points de vus à deux moments différents. Bien qu’une note de 5 et le fait que j’ai aimé ce livre, je ne peux le mettre en coup de cœur de part le sujet traité.

Quelques citations

p110: « Mon reflet était plus pâle que jamais dans le miroir de la salle de bains, je me suis demandé si j’allais peler comme un vieux parchemin et perdre des couches de peau. J’étais sûre que mon corps allait partir en poussière avant que l’encre de mon futur ait une chance de sécher. »

p162: « J’avais peur de me perdre  et que personne ne veuille m’aider, j’étais sure de ne jamais retrouver le chemin du retour. Le monde  me semblait un océan de dangers dans lequel je risquais à tout instant de me noyer. »

Petits plus

Je remercie les éditions Plon et l’opération masse critique de Babelio pour ce partenariat.

Le livre est également disponible sous une autre couverture couverture aux éditions Plon jeunesse, cependant je ne pense pas qu’il doit être lu avant au moins 15 ans.

Livre lu dans le cadre  8/24

Viral tome 1, Kathy Reichs

Présentation de l’éditeur

 À 14 ans, Victoria Brennan, nièce de la célèbre anthropologue judiciaire Temperance Brennan, vit avec son scientifique de père sur une île isolée au large de Charleston, sur la côte de Caroline du Sud.
Quand elle n’est pas à Charleston pour suivre les cours du collège huppé qu’elle déteste, Victoria, dite Tory, est livrée à elle-même et à ses passions : la science, la mer, sa bande de trois copains, et surtout… les chiens-loups.
Car près du centre de recherches où travaille son père, une petite meute de chiens-loups vit en liberté depuis toujours. Tory est la seule à pouvoir les approcher. Elle est donc la seule à se rendre compte que le plus jeune de la meute, Cooper, a disparu. C’est en le cherchant qu’elle trouve une plaque d’identification militaire datant de la guerre du Vietnam, près d’un tas d’os. Tory n’est pas la nièce de Temperance Brennan pour rien : elle sait que ces restes sont humains. Et pourtant, à son retour avec la police, il n’y a plus rien…

L’auteur

Anthropologue judiciaire et auteure américaine, Kathy Reichs est connue pour sa célèbre héroïne Temperance Brennan dans le premier de la série est Déjà dead. Pour ma part j’ai le second de la série dans ma PAL : Passage mortel, mais je pense les lire dans l’ordre, il faut donc que je me procure le premier! Le dernier en date (le 13) est Les traces de l’araignée aux éditions Robert Laffont. Viral est son premier roman pour adolescents.

Le livre

Format poche aux éditions Pocket  -publié le 1er décembre 2011 – 480 pages

Format broché Oh! éditions – publié le 10 novembre 2010 – 416 pages

Une couverture qui décrit parfaitement le livre et son univers.

Mon avis

Aimant la série Bones, je voulais vraiment découvrir l’auteure qui a permis a cette série d’exister, c’est donc le premier livre de l’auteure que je lis, et sur que cela ne va pas être le dernier!

On retrouve vraiment tous les ingrédients du thriller: intrigue, enquête, suspens… mais sans être trop dur ou trop gore pour qu’il soit lu par le public concerné: les ados.

Nous suivons donc Tory, une jeune fille de 14 ans, qui suit les traces de son père et de sa célèbre tante. Ecrit à la première personne, nous nous mettons à la place de Tory où nous découvrons ses amis Hiram, Ben et Shelton, son père et sa copine (j’ai bien aimé les altercations avec celle-ci), mais aussi différents lycéens que nous aimons ou détestons.

Par beaucoup de passages, j’ai vraiment eu l’impression d’être dans un film, et je verrai bien ce livre ou du moins l’héroïne adaptée en série, comme sa tante!

J’ai également beaucoup aimé l’alliance du thriller avec un peu de fantastique, très justement dosé, et les émotions que le fantastique va susciter sur Tory et ses amis. D’ailleurs, les personnages sont vraiment très attachants, l’auteure a vraiment su donner une place à chacun des amis de Tory.

Même si le livre est ciblé pour un public jeune, il peut vraiment être lu par les moins jeunes, l’écriture est fluide sans pour autant être trop simpliste comme c’est souvent le cas pour les livres destiné à ce public.

Pour finir, ma note

Des personnages attachants pour un livre qui relie thriller et fantastique.

Petits plus

Le second tome Crise est disponible en format broché.

L’avis de Mya, ma partenaire qui a adoré !

Livre lu dans le cadre du challenge

7/24

Sentiment 26, Gemma Malley

Présentation de l’éditeur

Tous les sentiments ont été bannis de la Cité, la haine comme l’amour. Ses habitants ont subi une lobotomie afin de garantir la paix. Étiquetés de A, Admirable, à D, Déviant, ils vivent dans une harmonie artificielle.

Pourtant Evie, 16 ans, aime Raffy en secret depuis toujours. Et lorsque le Système ordonne de l’expulser sur les terres des Maudits, elle décide de fuir avec lui. Mais au-delà des murs de la Cité se dresse le plus grand mystère qui soit. Quand on sort du Système, nul ne sait ce qu’il advient de vous…

 

Un changement d’étiquette n’est ni triste ni gai, c’est juste un fait, un fait que l’on provoque soi-même.

Livre des Sentiments 1:26

L’auteur

Gemma Malley est une écrivain anglaise qui est connue pour sa trilogie pour ados et jeunes adultes La déclaration, paru en en 2007. Pour en savoir plus sur l’auteure et ses projets, laissez-vous guider par son site.

Le livre

Éditions Michel Lafon.

Format broché publié le 12 avril 2012, 360 pages.

Je regrette la couverture originale, celle-ci accentuant mon sentiment vis-à-vis du livre.

Mon avis

Je remercie Camille des éditions Michel Lafon qui m’a permis d’enfin connaître cette auteure dont je n’entends que du bien depuis longtemps.

Le livre avait tout pour me plaire : la dystopie est très à l’honneur en ce moment et c’est un genre que j’apprécie beaucoup, le bannissement de tous les sentiments, un amour secret… et oui bien que ce sont des thèmes assez récurent dans la littérature du moment, je ne m’en lasse pas ! Mais voilà, je ressors assez mitigée de cette lecture, un sentiment de malaise durant la première partie de l’histoire m’a gênée pour vraiment apprécier cette partie.

Durant la première partie, l’auteure nous expose de façon très précise et très réaliste l’univers dans lequel Evie, notre héroïne, vit depuis qu’elle est née.  Une Cité dirigée par un guide suprême suite à des événements passés appelés « Les horreurs » et qui pour y vivre, chaque habitant doit subir le Nouveau Baptême (une opération consistant à enlever une partie du cerveau, l’amygdale, qui serait responsable des sentiments des personnes, sentiments qui sont soient bons, soient mauvais). Ces habitants sont ensuite étiquetés afin de garantir la sérénité de la Cité et doivent participer chaque semaine au grand rassemblement. Evie, une B, se sent être une mauvaise personne à cause de ses rêves étranges qu’elle fait. En effet, plus personne n’est censé rêver. Bien que le récit soit écrit à la troisième personne du singulier, on ressent les tourments d’Evie sur son identité. Elle est persuadée d’être quelqu’un de mauvais, d’autant plus de sa relation secrète avec Raffy, un D.

Voilà toute la première partie est accès sur les questions d’Evie, sa relation avec Raffy et sur le fonctionnement de la cité. J’ai vraiment apprécier que l’univers soit si bien décrit, mais c’est ce qui, je pense, a approfondi mon sentiment de malaise, de gène. Car tout au long de cette partie, j’ai vraiment trouvée la société très sectaire et c’est ce qui m’a posé  un problème.  Et maintenant, quand je regarde la couverture, je ressens encore cette gène en voyant cette jeune fille vêtue d’une tunique blanche immaculée. Pour finir sur cette partie, j’ai eu beaucoup de mal à lire le passage sur le rassemblement, où la population est comme en transe face au guide suprême. Voilà c’est assez dur de trouver les mots pour vraiment expliquer ce que j’ai ressenti durant cette partie, mais je pense que c’est ce qu’à voulu l’auteure, nous plonger au cœur de cette société absurde.

Passons maintenant à la seconde partie, celle que j’ai vraiment appréciée, où l’action est prédominante. J’ai trouvé cette partie beaucoup plus rythmée que la première, on ressent vraiment une cassure dans le récit où, après avoir posé les bases de l’intrigue, tout s’enchaine très/trop vite. On apprend énormément de choses sur le passé de chacun ainsi que sur la cité. Des personnages secondaires font leur apparition et j’aurai aimé en apprendre d’avantage sur eux. Mais il s’agit d’un premier tome, j’espère donc que la suite apportera mes espérances !

En conclusion ma note

Malgré le malaise de la première partie, j’ai vraiment apprécié cette lecture qui nous fait prendre conscience encore une fois, de ce que pourrai être la folie humaine si on laissait faire les choses.

Petits plus

Le trailer du livre pour vous laisser convaincre malgré mon avis mitigé !
[youtube http://www.youtube.com/watch?v=6CnAkMoT010]
Livre lu dans le cadre du challenge

6/24.

La trilogie des Illumières, tome 1 : [L’éternéant], Neal Shusterman

 


Présentation de l’éditeur

[L’éternéant] n.m. Monde situé entre la vie et la mort où se perdent les enfants sur la route de l’au-delà.
Tout commence par un accident.
Nick et Allie ne se connaissent pas. Pourtant, après la collision de leurs deux voitures, c’est ensemble qu’ils se réveillent dans la forêt brumeuse de l’éternéant. Ensemble qu’ils entament une course effrénée vers la vie, au cœur d’un monde qui va bouleverser tout ce qu’ils croyaient savoir de l’existence. Véritable roman-univers où le fantastique le dispute au suspens, l’éternéant à déjà conquis de très nombreux lecteurs.

L’auteur

Auteur et scénariste américain pour adolescents dont je vous laisser découvrir le site : http://www.storyman.com/  Il est l’auteur de nombreux livres comme vous pouvez le voir à travers son site, malheureusement, pour le moment, seuls L’éternéant et Les fragmentés ont été traduits en France.

Le livre

Editions du masque, collection MSK.
Format broché publié en 2012, 302 pages.
Je regrette la couverture, je trouve qu’elle ne reflète pas du tout l’histoire.

 

Mon avis

Je remercie les éditions du Masque et l’opération masse critique de Babelio pour ce très beau partenariat.
J’ai découvert ce roman à travers les blogs juste une petite semaine avant cette opération et si je n’avais pas pu le lire grâce à cela, j’aurai été l’acheter tout de suite tellement il me faisait envie !

Dès la première page j’ai été conquise. D’abord par l’écriture de l’auteur qui m’a bercé durant toute ma lecture. Ce livre m’a fait penser à un conte du début jusqu’à la fin. Je n’avais pas l’impression de lire un livre mais plutôt que quelqu’un me racontait l’histoire. C’est la première fois que je ressens ceci pour un livre et j’en redemande !

Mais j’ai un gros souci : ce livre est un coup de cœur ! Et oui c’est un souci car j’ai du mal à en parler. J’espère vraiment pouvoir vous faire passer tout ce que j’ai ressenti pour ce livre car vraiment il vaut la peine d’être lu sans pour autant vous dévoiler toute l’histoire.

En tout cas il est question d’enfants perdus, de reine des Morveux, de McGill, de pirates, de monstre, d’un hanteur, de périple, de questions, de découvertes, de révélations surprenantes, de livres encyclopédiques… Bref tout un tas de petites choses que j’ai aimé découvrir. Car l’Eternéant est un monde à part entière que l’auteur nous dévoile par petites touches tout au long du récit. Un monde avec ses habitants, ses codes, ses paysages… J’ai été captivé du début jusqu’à la fin. Aucun temps mort et finalement, quand la dernière page arrive on regrette de l’avoir lu si vite.  Et se dire qu’il va falloir un certain temps avant d’avoir la suite !

Beaucoup de personnages haut en couleur, que l’auteur a su jouer avec les mots pour nous trouver des noms : Speedo, Mary Toucéleste, Racine, Vari (pour Stradivarius). J’ai été sous le charme du petit Racine, qui est tellement attachant que j’ai failli verser une larme au début !
J’ai aussi aimé Nick et Allie et surtout Allie qui n’est pas prête à accepter ce qu’il lui arrive. Elle a un caractère bien trempé et a donné du fil à retorde à beaucoup de personnages du livre. Futée, elle ne se laisse pas faire surtout auprès de l’équipage de pirates du McGill qui m’ont d’ailleurs fait penser à Pirates des Caraïbes.

L’auteur rend aussi un très bel hommage à beaucoup de choses détruites sur Terre notamment au World Trade Center. J’ai beaucoup aimé la valeur des objets dans le livre, le fait qu’ils possèdent une âme.

Pour finir, l’auteur nous rappelle subtilement que les apparences sont parfois trompeuses et qu’il faut se méfier de l’eau qui dort, que ce qu’il semble être parfait cache parfois bien des choses…

Voilà je vais arrêter ici car j’ai peur de dévoiler des choses qu’il faut absolument que vous découvriez par vous-même.

En conclusion, ma note


Comme dit plus haut, un véritable coup de cœur. Tout dans ce livre m’a plu et touché : les personnages, l’intrigue, l’univers. Et un gros coup de cœur pour la plume de l’auteur qui m’a transporté !

Quelques citations

P11 : « Un jour comme un autre, dans un virage en épingle qui surplombait une forêt morte, une Toyota blanche percuta  une Mercedes noire si violemment que leurs carrosseries fusionnèrent en un éclair d’argent. »
P65 : « Racine aurait eu le souffle coupé devant les gratte-ciel de Midtown – si ce n’est qu’il n’avait plus de souffle à couper. Le spectacle le plus époustouflant de tous était ces deux tours d’argent qui scintillaient du sud de la ville. Deux monolithes identiques, des jumelles de verre et d’acier qui reflétaient la lueur grise de l’aurore.
- Je ne savais pas que ça existait, des immeubles pareils, dit Racine.
- Ils n’existent pas, répondit Allie dans un soupir. Enfin, plus maintenant.
Racine perçut dans sa voix une tristesse si profonde qu’elle semblait toucher au centre de la Terre. »
P70 : « New-York possédait sa part de berceaux. Le plus beau de tous se situait sur la pointe sud de Manhattan : deux frères gris et leur grande sœur, la statue de la Liberté. Les tours avaient trouvé leur paradis. Elles existaient désormais dans l’éternéant, soutenues avec force et pour toujours par la mémoire collective d’un monde en deuil, par la dignité des âmes qui, ce sombre jour de septembre, avaient atteint le bout du tunnel. »

Petits plus

J’ai lu ce livre dans les transports en communs où j’écoute également de la musique et notamment le dernier album de Beyonce. Et une chanson revenait souvent et je trouve qu’elle colle bien à ce livre :

Rather die young

Je l’a trouve mystérieuse, entrainante et un peu déroutante et c’est ce que j’ai ressenti avec ce livre.
Livre lu dans le cadre du challenge :

5/24